• Lorenza MONDADA (Bâle, Suisse)
    Le défi de la multimodalité en interaction
    (The challenges of multimodality in interaction)
    2017, Vol. XXII-2, pp. 71-87

    Cet article présente le champ de l’analyse conversationnelle multimodale, en faisant référence à la manière dont il s’est développé sur la scène internationale et dont les contributions portant sur des corpus vidéo francophones y ont contribué. Il discute aussi les défis que la multimodalité – entendue comme l’ensemble des ressources langagières et incarnées (gestes, regards, mimiques faciales, postures, mouvements du corps, y inclus des manipulations d’artefacts) mobilisées par les participants à l’interaction pour l’organiser de manière publiquement intelligible – pose pour l’analyse séquentielle de l’interaction sociale. Afin de discuter empiriquement ces aspects, l’article propose dans la dernière partie une analyse d’une collection portant sur une séquence d’actions – les requêtes visant des actions à réaliser immédiatement et leurs réponses –  pour lesquelles le formatage multimodal est fondamental.


  • Françoise GADET, Ralph LUDWIG, Lorenza MONDADA, Stefan PFÄNDER & Anne-Catherine SIMON (Paris Ouest / Halle, Allemagne / Bâle, Suisse / Fribourg, Allemagne / Louvain-la-Neuve, Belgique)
    Un grand corpus de français parlé : le CIEL-F. Choix épistémologiques et réalisations empiriques
    (A large corpus of spoken French : CIEL-F. Epistemological choices and empirical outcome)
    2012, Vol. XVII-1, pp. 39-54

    Cet article présente d'un point de vue épistémologique et empirique le travail de constitution du Corpus International Ecologique de la Langue Française, grand corpus de français parlé bientôt disponible sur la toile. On y explique la réflexion ayant guidé le recueil des données (approche écologique, comparabilité de zones de la francophonie et situations de communication) et les choix effectués (aires communicatives et types d'activités documentés) en vue d'analyses relevant de domaines diversifiés (variation, interaction, multimodalité, français en contact, syntaxe orale), pour tenter de combler plusieurs lacunes des corpus oraux actuels. On aborde également la question de la mise en réseau des experts, des problèmes liés aux différents terrains, ainsi que de la standardisation, l'archivage et la diffusion des données collectées (enregistrements audio et vidéo, transcriptions, métadonnées), avant de présenter quelques exemples d'analyses comparées.


  • Elwys STEFANI (DE), Johanna MIECZNIKOWSKI & Lorenza MONDADA (Bâle, Suisse / Bâle, Suisse)
    Les activités de traduction dans des réunions de travail plurilingues Können sie vielleicht kurz übersetzen ?
    (Translation activities in multilingual working sessions)
    2000, Vol. V-1, pp. 25-42

    L'expansion des réseaux internationaux dans le monde professionnel en général et académique en particulier rend indispensable une collaboration plurilingue et pose le problème de savoir comment les participants gèrent pratiquement ce plurilinguisme. Un des moyens mis en oeuvre est la traduction orale informelle. Une analyse conversationnelle des séquences de traduction dans lesquelles des chercheurs s'engagent ponctuellement lors de réunions de travail montre que la traduction est utilisée par les participants comme une ressource interactive non seulement pour assurer l'intercompréhension, mais aussi pour mettre en relief des éléments et pour affirmer des positions argumentatives. Loin d'être une pure transposition d'une langue à l'autre, elle a des effets configurants sur les contenus élaborés. Elle permet en outre de décrire une forme d'exploitation située des ressources linguistiques dans une activité sociale particulière.


  • Lorenza MONDADA (Bâle, Suisse)
    Interactions en situations professionnelles et institutionnelles : de l'analyse détaillée aux retombées pratiques
    (Interaction in the context of work: thorough analysis and practical effect)
    2006, Vol. XI-2, pp. 5-16