Sumário dos números já publicados

2013-1Evaluation et enseignement : pour quels objectifs ? par quels moyens ?
(Evaluation and teaching: for what goals ? by what means ?)
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  • Présentation. Evaluer : pour quoi ? comment ?
    (Presentation. Evaluation and teaching: for what goals ? by what means ?)
    pp. 5-9
  • Jean-Marie DE KETELE (Louvain-la-Neuve, Belgique)
    Les épreuves externes servent-elles l’action ?
    (Are external examinations helpful ?)
    pp. 9-27

    Les enquêtes internationales ont envahi, ces dernières années, l’espace politique, médiatique et pédagogique. Nul doute qu’elles ont eu des effets. Mais sont-ils tous positifs ? N’ont-elles pas des effets pervers non toujours perçus ? Et surtout quel impact ont-elles sur l’action, c’est-à-dire sur tous ceux qui contribuent à améliorer l’enseignement de la langue d’apprentissage ? Pour répondre à ces questions, nous tentons d’analyser les effets des épreuves internationales à partir de neuf questions à double versant (positif et négatif). Puis nous examinons ce qui en est fait au niveau national dans son effort de comprendre les facteurs influençant les résultats obtenus et en quoi les évaluations nationales ont été influencées par ces analyses. De toutes ces analyses, nous tentons de dégager les conditions pour une mise en complémentarité des épreuves internationales et nationales.


  • Jacques TARDIF & Bruno DUBOIS (Faculté d’éducation, Université de Sherbrooke / Faculté de pharmacie, Université Laval)
    De la nature des compétences transversales jusqu’à leur évaluation : une course à obstacles, souvent infranchissables
    (On the nature of transversal competencies until their evaluation : a race with sometimes impossible obstacles)
    pp. 29-45

    Les compétences transversales délimitent et ciblent des savoir-agir que tout être humain devrait développer en milieu scolaire afin d’être en mesure de comprendre la complexité des situations de la vie courante et de mettre en œuvre des actions judicieuses. Toutefois, sans ancrage dans des réalités concrètes, le parcours de développement de ces compétences et son évaluation paraissent impalpables. Après avoir défini le concept de compétence et esquissé les grandes lignes de l’évaluation des compétences, l’article illustre, à l’aide d’un contre-exemple, la difficulté d’influer sur les apprentissages critiques inhérents à toute compétence dite transversale et, forcément, de les évaluer. La dernière partie propose, dans une logique de professionnalisation, de privilégier l’idée de posture professionnelle et des exemples sont décrits dans ce sens.


  • Sébastien GEORGES (Centre international d’études pédagogiques, Sèvres)
    Evaluer la production orale au travers d’une démarche scientifique
    (Evaluate oral production by means of a scientific proocedure)
    pp. 47-58

    Dans cet article nous proposons une approche qui permet d’accorder les qualités de conception, d’élaboration et d’administration d’une épreuve de mesure des compétences en expression orale à une situation de fort enjeu. En s’appuyant sur des exemples de certifications où la production orale n’est pas l’unique compétence évaluée, nous montrerons que les bénéfices de la mise en œuvre d’une démarche rigoureuse et d’une approche scientifique, qui confère à l’outil de mesure des compétences des qualités de validité, de fidélité, de sensibilité et d’équité, sont des garanties pour répondre de façon appropriée à la demande initiale du commanditaire et aux attentes des utilisateurs finaux. Nous examinerons également les avantages de cette démarche pour les candidats.


  • Jean-Marie DE KETELE (Louvain-la-Neuve, Belgique)
    L’évaluation de la production écrite
    (The evaluation of writing)
    pp. 59-74

    Derrière l’expression « évaluer la production écrite » se cachent des concepts polysémiques que cette contribution veille à clarifier au départ. Sur cette base seront abordées successivement l’évaluation certificative, puis l’évaluation formative de la production écrite. La première est institutionnelle en un double sens : elle sert à orienter et à planifier les apprentissages de la production écrite ; elle fonde la décision finale en termes de réussite ou d’échec. La seconde, si souvent invoquée et si peu pratiquée réellement, sert à améliorer l’apprentissage en cours de la production écrite et s’appuie sur des raisonnements diagnostiques et, en cohérence avec ceux-ci, la mise en place de dispositifs d’action permettant de faire progresser les élèves. Ces aspects sont concrètement illustrés. 


  • François-Marie GERARD (BIEF, Louvain-la-Neuve, Belgique)
    L’évaluation au service de la régulation des apprentissages : enjeux, nécessités et difficultés
    (Evaluation as a tool for regulating learning : challenges, necessities and difficulties)
    pp. 75-92

    L’évaluation scolaire est une démarche systématique pour faire émerger la « valeur » des apprentissages des élèves et leur donner sens. Un premier enjeu est de distinguer d’une part l’évaluation certificative qui vise à sanctionner la réussite des apprentissages et d’autre part l’évaluation formative qui cherche à améliorer les apprentissages. Cette « évaluation pour les apprentissages » peut prendre des formes diverses, à travers différentes postures des enseignants. Un deuxième enjeu est de cerner les objets de l’évaluation : d’une part les savoirs et savoir-faire, et d’autre part les compétences qui permettront de mobiliser ces savoirs et savoir-faire pour résoudre une situation complexe.


  • Jean JOUQUAN, Florence PARENT & Marie-Claude AUDÉTAT (Faculté de médecine, Université de Brest / Université Libre de Bruxelles / Université de Montréal)
    Des analogies entre le raisonnement médical et l’évaluation formative
    (Analogies between medical reasoning and formative evaluation)
    pp. 93-106

    La présente contribution examine l’hypothèse de la viabilité d’une analogie entre deux activités au cœur des actions respectives du médecin et du pédagogue, le raisonnement médical et l’évaluation formative des apprentissages. A partir de définitions élémentaires, les auteurs examinent d’abord en quoi le raisonnement médical et l’évaluation formative sont deux démarches cliniques, en soulignant les tensions épistémologiques que recouvre cette notion. Puis, sous la forme de rapprochements comparatifs, ils analysent successivement quelques similitudes ou distinctions à établir entre les deux activités, au regard de plusieurs attributs, notamment leurs objets, leurs processus et les postures qu’ils impliquent. Les analyses font essentiellement référence au raisonnement médical des médecins et l’évaluation formative est plus particulièrement considérée au regard de la manière selon laquelle elle est régulièrement mise en œuvre dans le cadre de la supervision formative en contexte clinique.


  • Anne JORRO (Université de Toulouse)
    L’accompagnement des enseignants dans l’activité évaluative face à des situations de production écrite
    (Accompanying teachers in their evaluating situations of written production)
    pp. 107-116

    Cet article étudie l’accompagnement des enseignants dans l’activité évaluative portant sur les compétences d’écriture des élèves de 6e. Nous proposons dans un premier temps une réflexion sur l’accompagnement d’enseignants confrontés à des dilemmes évaluatifs à propos de situations d’écriture puis, dans un second temps, nous identifions les enjeux de développement professionnel qui les concernent.


Resenhas
  • Les relations communautaires en Belgique. Approches politiques et linguistiques, de J. Perrez, M. Reuchamps (dir.)
    par A. Krieg-Planque
    pp. 117-119
  • L’Orthographe des dictionnaires français. La construction de la norme graphique par les lexicographes, de C. Martinez
    par J. Pellat
    pp. 119-122
  • Cheminements philosophiques dans le monde du droit et des règles en général, de P. Amselek
    par S. Taylor
    pp. 122-123