Index de mots clés

Traduction

  • Camille Roger ABOLOU (Bouaké, Côte d'Ivoire)
    Le discours juridique en Afrique noire. Terminologie et traduction du droit spécialisé
    (Juridical discourse in sub-Saharan Africa. Terminology and translation in legal matters)
    2011, Vol. XVI-1, pp. 17-31

    Après des débuts consacrés aux capacités des langues africaines à traduire la modernité, la recherche sur la traduction en Afrique noire s'est orientée vers l'ethnographie juridique qui s'intéresse aux systèmes ontologiques, aux textes juridiques au sein desquels se cristallisent une multiplicité de sources de droit, principalement le droit coutumier, le droit civiliste et le common law. Ces systèmes juridiques se superposent, s'enchevêtrent, donnant à voir un désordre juridique. Les Etats africains postcoloniaux sont durement confrontés, outre le monologisme juridique qui les caractérise, à l'interjuridicité, zone interférentielle où transparaissent les jurisignes (les emprunts et les calques juridiques). L'interjuridicité met au jour les problèmes de la traduction juridique en Afrique noire qui peuvent être résolus au travers de démarches heuristiques diverses.


  • Kate BEECHING (Bristol, Grande-Bretagne)
    The translation equivalence of bon, enfin, well and I mean
    2011, Vol. XVI-2, pp. 91-105

    On se propose d'évaluer l'efficacité de deux méthodes susceptibles de capter le changement sémantique qui contribue au caractère polyfonctionnel de quatre connecteurs en français et en anglais - bon, enfin, well and I mean - : d'une part l'équivalence traductionnelle - qui permettrait la désambiguïsation des polysémies évoluantes ; et d'autre part l'approche de Haspelmath (2003) - dont les cartes sémantiques permettent de capter les typologies trans-linguistiques et les hiérarchies implicationnelles qui caractérisent l'évolution de ces polysémies. L'article arrive à la conclusion que les étapes successives de la pragmaticalisation se révèlent à un certain point dans l'équivalence traductionnelle mais que la cartographie sémantique sert mieux à capter les étapes de développement diachronique et le degré d'équivalence traductionnelle entre les termes.


  • Maryvonne BOISSEAU (Paris 3)
    Les discours de la traductologie en France (1970-2010) : analyse et critique
    (Translation science in France (1970-2010) : a critical analysis)
    2009, Vol. XIV-1, pp. 11-24

    Prenant comme point de départ l’article de J. Guillemin-Flescher paru en 2003 dans le numéro de la RFLA consacré à la traduction, cette présentation reconsidère la classification des modèles théoriques proposée alors. La plus grande porosité des frontières entre des champs disciplinaires indépendants et le développement de la traductologie amènent à proposer une nouvelle répartition de ces discours théoriques qui tienne compte de l’histoire de leur élaboration les uns par rapport aux autres, de leur rapport aux concepts mêmes de théorie et pratique et des perspectives qu’ils ouvrent.


    Mots-clés: 
  • Maryvonne BOISSEAU & Hélène CHUQUET (Paris 3 / Poitiers)
    Linguistique et traduction : réflexions théoriques et applications
    (Linguistics and translation: theoretical reflection and applications)
    2009, Vol. XIV-1, pp. 5-9
  • Christian BOITET (Grenoble 1)
    Corpus pour la TA : types, tailles et problèmes associés, selon leur usage et le type de système
    (Corpus for the Machine Translation: types, sizes and connected problems, in relation to use and system type)
    2007, Vol. XII-1, pp. 25-38

    Les corpus utilisés en TA de l'écrit et de l'oral ont évolué, depuis les suites de test et les corpus d'essai des débuts, vers des corpus parallèles bilingues ou multilingues, bruts ou enrichis par des métadonnées et une grande variété d'annotations linguistiques. Ils sont assez petits et peuvent avoir une « granularité » importante en TA « experte », classique, mais sont énormes et de granularité faible en TA « empirique », statistique ou fondée sur les exemples. La représentation des textes et l'interface avec le traitement de la parole posent des problèmes spécifiques, ainsi que la segmentation et la structuration des segments et des corpus. Un défi actuel est d'unifier et de mutualiser leur construction et leur gestion.


  • Christian BOITET (Grenoble 1)
    Automated Translation
    2003, Vol. VIII-2, pp. 99-121

    Il importe de prendre conscience que la traduction humaine est difficile et diverse, et que l'automatisation est devenue indispensable aux usagers comme aux traducteurs et interprètes. Mais l'automatisation elle-même se manifeste sous des formes variées. Après une brève présentation des outils informatisés mis à la disposition des traducteurs, on se concentrera sur les approches linguistiques et informatisées de la traduction automatique proprement dite. Cet examen fournira un éventail de critères permettant de classer les systèmes CAT existants qui seront brièvement illustrés. On essaiera enfin de montrer quelles sont les perspectives d'avenir en matière de recherche, de développement et d'expansion dans ce secteur.


  • Françoise CANON-ROGER (Reims)
    Traduction et réélaboration interprétative
    (Translation and interpretative reworking)
    2009, Vol. XIV-1, pp. 25-38

    Ce sont les textes et non les langues que l’on traduit. Les approches qui négligent leurs spécificités sémiotiques ne sont pas pertinentes. Il est plus approprié de lier la traductologie et la traduction à la pratique de l’interprétation des textes envisagés comme des objets culturels. La traduction est une activité de réélaboration interprétative qui vise à la transmission. La sémantique des textes propose un cadre théorique unifié pour l’interprétation et la traduction selon une démarche qui procède du global vers le local. La constitution de typologies des genres servira la pratique de la traduction puisque les déterminations locales sont issues de contraintes génériques. C’est au niveau local du passage que sont élaborés les fonds et les formes sémantiques et que s’effectue, sans dépendance vis-à-vis du linéaire, la transposition d’un texte à l’autre.


    Mots-clés: 
  • Pierre CAUSSAT (Paris 10)
    Simples aperçus sur quelques problèmes de la traduction philosophique
    (Some points of discussion in the field of translation and philosophy)
    2003, Vol. VIII-2, pp. 43-54

    On se propose dans cet article de ressaisir les enjeux proprement philosophiques, et non strictement linguistiques, de la traduction philosophique. Etant admis que la traduction est constamment présente dans l'histoire de la philosophie, on distinguera toutefois deux régimes correspondant à deux périodes contrastées de leurs rapports. On a ainsi une première phase (ancienne) où la spéculation philosophique est largement indifférente à sa traduction (visée d'une pure Gnose au-delà des langues) et une deuxième phase (moderne) où la traduction côtoie la philosophie en suscitant des effets qui se répercutent sur l'idée que celle-ci se fait d'elle-même (phase " philologique "). Il importe alors de repenser, entre la philosophie et ses traductions, une interaction telle que le " traduire " s'inscrit dans le labeur même de la pensée philosophante, en intervenant de manière significative dans le questionnement qu'elle met en ouvre ; si bien qu'il n'y a qu'une différence de degré entre la traduction " interne" (interaction pensée-langue) et les traductions " externes " (passage entre langues).


    Mots-clés: 
  • Agnès CELLE (Paris-Diderot)
    Question, mise en question : la traduction de l'interrogation dans le discours théorique
    (Interrogative sentences in French and their counterparts in English academic discourse)
    2009, Vol. XIV-1, pp. 39-52

    Cet article met en contraste l’interrogation en anglais et en français dans le discours théorique par le biais de la traduction. La fréquence de la question en français s’oppose à sa rareté en anglais. En français, la question met en place un co-énonciateur fictif dont le point de vue n’est pas pris en compte. En anglais, l’interrogative imbriquée laisse l’imbriquante opérer un ancrage énonciatif. De cette façon, une distance modale, mais non intersubjective, est créée en anglais.


  • Andrew D. COHEN (Minneapolis, États-Unis)
    The Use of Translation Strategies in Coping with Language Learning Difficulties
    2001, Vol. VI-1, pp. 99-105

    S'appuyant sur les explications verbales d'apprenants, cet article décrit de quelle façon ces explications reflétant l'utilisation de stratégies de traduction mentales et écrites nous renseignent sur l'apprentissage et l'utilisation de la langue. L'article tente de caractériser cet usage de stratégies mentales de traduction, examine le choix entre traduction mentale et traduction écrite, et traite finalement des stratégies de traduction dans chacun de ces domaines.


  • Antonia CRISTINOI-BURSUC (Orléans)
    Les erreurs dans la traduction automatique du genre dans les couples français-anglais et anglais-français : typologie, causes linguistiques et solutions
    (Gender errors in automatic translation between English and French: typology, linguistic causes and solutions)
    2009, Vol. XIV-1, pp. 93-107

    En s’appuyant sur les notions de classes de comportement, marquage et indices morphosyntaxiques, cet article montre d’une part que l’on peut prédire en amont, au niveau lexical et pour chaque unité linguistique, le type de problème qui peut surgir lors de la traduction (automatique ou non) du genre dans les couples français-anglais/anglais-français, et d’autre part qu’il est possible de trouver des solutions systématiques et automatisables pour chaque type de problème. Le modèle proposé pour ces deux langues peut être étendu à d’autres langues ou couples de langues mais aussi à d’autres catégories linguistiques, et peut en cela contribuer à l’amélioration du fonctionnement des traducteurs automatiques.


  • Karl Johan DANELL (Parlement européen)
    Impossible mais nécessaire. Les dilemmes de la traduction en Union Européenne
    (Impossible but necessary. Dilemmas in translation activities in the EU)
    2003, Vol. VIII-2, pp. 55-64

    Cet essai discute de la traduction dans une institution européenne, à savoir le Parlement Européen. Il combine deux points de vue: d'une part la réalité pratique quotidienne dans laquelle vivent les traducteurs, et d'autre part les possibilités de lier ce travail à des réflexions linguistiques plus théoriques. Après avoir passé en revue les faits fondamentaux, les sujets suivants sont brièvement discutés :- Que faut-il exiger d'un traducteur - qualité et quantité ? - La situation des langues officielles aujourd'hui et après l'élargissement ;- L'évolution informatique : traduction assistée par ordinateur (CAT, computer-aided translation), bases de données terminologiques, etc.;- Connaissances linguistiques et questions d'apprentissage.


    Mots-clés: 
  • Mathieu DEVINAT (Sherbrooke, Canada)
    Le bijuridisme et le bilinguisme canadiens : des idéaux sous tension
    (Bijuridism and bilingualism in Canada: ideals under tension)
    2011, Vol. XVI-1, pp. 33-50

    Depuis sa création en 1867, le Canada est fondé sur un compromis politique entre les deux peuples fondateurs, qui a donné lieu à la mise en place d'un système juridique reconnaissant expressément un statut officiel à deux langues et traditions juridiques distinctes. En retour, la réalisation de ses idéaux présente un défi, car il suppose que les juristes soient dotés d'une double culture juridique et d'une maîtrise des langues hors de la portée du citoyen moyen, et probablement d'une majorité de juristes eux-mêmes ! Le présent texte a pour objectif de présenter de manière critique les discours et les raisonnements entourant la mise en ouvre du bilinguisme et du bijuridisme en droit canadien. Car, à notre avis, l'exemple canadien met en évidence les enjeux méthodologiques et terminologiques liés à la consécration de plusieurs langues et systèmes juridiques au sein d'un même ordre juridique.


  • Marie-Laure ELALOUF & Anne TRÉVISE (Cergy-Pontoise / Paris-Ouest Nanterre)
    Le traitement des connecteurs dans les Instructions officielles et les manuels (français L1 / anglais L2)
    (Connectors in French ministerial directives and textbooks (French L1/English L2))
    2011, Vol. XVI-2, pp. 121-140

    Dans les programmes du français, le terme de connecteur est devenu un terme englobant pour désigner des mots invariables réunis selon des critères sémantiques, voire tout syntagme commutant avec un adverbe à valeur circonstancielle. Etudiés sous forme de listes, les connecteurs n'assument pas leur fonction de guide pour l'interprétation en langue 1. La conscience des apprenants n'étant pas attirée sur le fonctionnement de ces unités hétérogènes en anglais, ces difficultés se retrouvent a fortiori en langue 2. Le filtre préalable de la langue maternelle, joint aux savoirs approximatifs sur le français, conduisent à des relations biunivoques nuisant aux savoir-faire argumentatifs en langue 2, les articulations plaquées apprises en listes prenant parfois le pas sur les contenus des productions. Une réflexion métalinguistique, s'appuyant sur la comparaison des systèmes linguistiques, appellerait la définition progressive de métatermes communs.


  • Thierry FONTENELLE (Centre de Traduction UE (Luxembourg))
    La traduction au sein des institutions européennes
    (Translation in European institutions)
    2016, Vol. XXI-1, pp. 53-66

    Le multilinguisme est inscrit dans les traités de l’Union européenne. Son application, qui garantit aux citoyens européens l’accès à l’information et à la législation produites par les institutions européennes dans leur langue, nécessite la traduction de cette information par l’intermédiaire de services de traduction intégrés au sein de ces institutions. Le métier de la traduction a fortement évolué avec l’arrivée d’outils informatiques performants, mais les nouveaux besoins nécessitent la mise en place de moyens technologiques innovants, mais aussi de stratégies en matière de formation et d’organisation pour répondre à tous ces besoins dans un environnement où co-existent 24 langues officielles.


  • Nicolas FROELIGER (Paris 7)
    La paresse en traduction : pour un procès en réhabilitation
    (Laziness in translation: in favour of a rehabilitation process)
    2016, Vol. XXI-1, pp. 23-38

    Cet article explore, du point de vue de la traductologie et de la pratique de la traduction, une hypothèse qu’il conviendra ensuite d’examiner à l’aide des outils des sciences cognitives, à savoir que l’opération de traduction, bien souvent, n’est pas d’un seul tenant, mais tend à se décomposer en trois phases : traduction intralinguistique, puis interlinguistique et de nouveau intralinguistique (selon la typologie de Jakobson, 1963/1992), le tout pour alléger la charge cognitive au moment du passage d’une langue à l’autre. Ce que nous attribuons à un bon usage de la paresse. Pour ce faire, nous partons d’exemples concrets, avant de resituer la problématique dans la sphère traductologique, puis cognitive, notamment via Daniel Kahneman (2011).


  • Nicolas FROELIGER (Paris 7)
    Binaire et liminaire : la forme en traduction technique
    (Binarity and exhaustiveness in technical translation)
    2003, Vol. VIII-2, pp. 33-42

    Mille malentendus et préjugés pèsent sur la nature de la technique vue par le traducteur et sur le rôle de celui-ci, personnage baroque qui n'est jamais exactement là où on l'attend. Les critères de forme immédiats de cet artisanat sont a priori ceux de tout texte technique : exhaustivité, monosémie, précision et accessibilité à l'ensemble de la communauté visée. Ils tendent vers la production d'un texte d'arrivée nettement plus standardisé que l'original. Orienté vers son utilisateur, le texte traduit doit être pensé comme une machine. Sa production fait appel à un imaginaire technique lui-même standardisé, fondé sur les mathématiques et la géométrie, et dont les règles s'apparentent à celles de l'architecture moderne.


    Mots-clés: 
  • Anna GIACALONE RAMAT & Catherine CAMUGLI GALLARDO (Pavie, Italie / Paris-Ouest Nanterre)
    L’'emploi des connecteurs : però correspond-il toujours à mais ?
    (The use of connectors: is però always equivalent to mais?)
    2011, Vol. XVI-2, pp. 57-74

    Les grammaires de l'italien pour des publics francophones mentionnent peu però et ne sont qu'allusives quant à ses différences avec le connecteur adversatif ma. L'étude des traductions italien / français de però dans le roman Caos calmo de Veronesi (2005), étayée d'observations de celui-ci dans des emplois oraux (corpus LIP 1993) amène à moduler certaines assertions des grammaires (équivalence avec ma, liberté de position, force majeure) et à les élargir. L'étude contrastive menée de façon synchronique est éclairée par les étapes du lent processus de grammaticalisation des connecteurs à partir de relations temporelles et causales et explique la distribution actuelle dans les deux langues.


  • Lucie GOURNAY (Paris-Est Créteil)
    Connecteurs et altérités dans une perspective contrastive français-anglais
    (Connectors and the expression of contrast: a French-English comparative study)
    2011, Vol. XVI-2, pp. 75-89

    Dans cet article à visée d'applications en lexicologie ou enseignement de la traduction, l'hétérogénéité des connecteurs est abordée par le biais de la comparaison des langues. Deux études sont proposées : la non-équivalence de mais / but quand mais à l'initiale ne signale pas une altérité argumentative ; les faux amis actually / actuellement, qui ne correspondent quasiment jamais. Ces études sont complémentaires par leur façon d'aborder la non-littéralité en traduction. L'emploi de mais en tête d'exclamative ou question rhétorique ou avant une reprise elliptique en oui / non / si a été discuté en linguistique de l'énonciation. On propose ici, à partir d'arguments contrastifs, une analyse du mais connecteur, en tant que marqueur d'attitude énonciative. A propos de actually / actuellement, on dégage leurs propriétés partagées, afin de cerner ce qui demeure de leur héritage commun. On tente d'expliquer pourquoi actually est aujourd'hui un connecteur, contrairement à actuellement.


  • Philippe GRÉCIANO (Grenoble)
    Critique de la traduction dans les procès Khmers Rouges
    (Translation and its problems in the trials of the Red Khmers)
    2011, Vol. XVI-1, pp. 119-126
  • Philippe GRÉCIANO (Grenoble)
    Kampf gegen den Terrorismus. Rechtssprache im (Kon)Text
    (The war on terrorism and its demands on the legal system)
    2011, Vol. XVI-1, pp. 63-76

    Le monde d'après le 11 septembre 2001 a été confronté à des problèmes et défis nouveaux concernant la défense des Etats et la sécurité des citoyens, ce qui a conduit à l'adoption de lois, de politiques et de stratégies inédites pour contrer la menace terroriste. Il s'agit là d'un défi de taille : comment concilier les impératifs de sécurité avec les exigences du droit, tout en respectant l'identité et la liberté des citoyens, leur langue, leur culture et leurs aspirations légitimes ? Dans notre contribution, il s'agit d'abord d'étudier le discours antiterroriste, d'examiner les termes et définitions, les types de textes et leur formulation linguistique. Il s'agit ensuite de mettre en valeur l'approche interdisciplinaire de cette thématique en abordant les méthodes pratiques employées pour connaître l'état de la menace terroriste dans une dimension internationale afin d'aboutir à une compréhension globale et fine du phénomène pour l'avenir.


  • Philippe GRÉCIANO (Grenoble)
    La jurisprudence de la Cour de Justice de l’Union Européenne
    (Jurisprudence of the European Court of Justice of the European Union)
    2014, Vol. XIX-1, pp. 59-70

    La Cour de Justice de l’Union Européenne joue un rôle essentiel dans le processus de construction et d’intégration européenne. Gardienne de la répartition des compétences entre les Etats membres, l’Union et les institutions, elle a développé une jurisprudence audacieuse, rédigé des arrêts de référence, exprimé des sentences innovantes et modernisé les législations en répondant aux défis de la mondialisation. La langue des jugements européens et leur traduction sont des exemples symboliques de discours spécialisés qui concernent tous les domaines énoncés dans les Traités. Cette langue juridique contribue de façon effective à la consécration des droits économiques et sociaux, ainsi qu’à l’émergence d’une citoyenneté européenne. Après avoir rappelé les clefs de fabrication de ce droit commun, cet article met en relief les apports complémentaires du droit et de la linguistique pour produire une jurisprudence capable d’édifier une Union de droits dans un espace de liberté, de sécurité et de justice.


  • Mathieu GUIDÈRE (Toulouse 2)
    La médiation humanitaire multilingue. Un discours pour la paix
    (Multilingual humanitarian mediation in conflict management)
    2011, Vol. XVI-1, pp. 51-62

    Dans le cadre de la médiation humanitaire, la communication multilingue a une forte composante culturelle. Cet article commence par situer les enjeux de l'altérité de manière globale, et envisage, exemples à l'appui, les méthodes susceptibles d'instaurer un équilibre de perception entre les parties en présence, établies à partir d'un diagnostic précis et rigoureux visant à mettre en lumière les conceptions, les sentiments et les intentions des interlocuteurs. Parmi les outils mis en œuvre, citons, pour mémoire, la distanciation, la décentration, la compétence interculturelle et l'analyse par le métalangage sémantique naturel.


  • Alain GUILLAUME (Université Quisqueya, Haïti)
    L'expression créole du droit : une voie pour la réduction de la fracture juridique en Haïti
    (How law is expressed in creole or how to diminish the juridical differences in Haiti)
    2011, Vol. XVI-1, pp. 77-91

    La société haïtienne est marquée par toute une série de dichotomies qui se manifestent au niveau du droit à travers un bilinguisme inégalitaire et une forme particulière de bi-juridisme. L'intégration juridique de la Nation passe par l'expression créole du droit et la prise en compte, dans le droit écrit, des normes coutumières, démarches complémentaires susceptibles d'enrichir le droit substantiel haïtien, mais dont la mise en ouvre se révèle complexe.


  • Jacqueline GUILLEMIN-FLESCHER (Paris 7)
    La traduction humaine : contraintes et corpus
    (Human translation: constraints and corpora)
    1996, Vol. I-2, pp. 43-56

    L'objectif de cette étude est de dégager, à partir d'un corpus de textes et de traductions en anglais et en français, les schémas récurrents qui apparaissent dans les choix des traducteurs. L'analyse est fondée sur trois exemples : la prédication d'existence, le passif et la prédication de propriété. On cherchera d'une part à établir les critères qui conditionnent les phénomènes observés et d'autre part à en proposer une explication. On tentera enfin de relier les cas de figure particuliers à un phénomène plus global qui différencie les deux langues.


  • Jacqueline GUILLEMIN-FLESCHER (Paris 7)
    Théoriser la traduction
    (Towards a theory of translation)
    2003, Vol. VIII-2, pp. 7-18

    Après un bref rappel de la situation antérieure, la réflexion sur la traduction est ici envisagée plus particulièrement par rapport au 20ème siècle. Parallèlement au débat central concernant l'orientation vers la langue source ou la langue cible - débat qui perdure depuis l'Antiquité - de nouvelles perspectives ont vu le jour à la suite d'une évolution à la fois dans l'activité de traduction et dans les positions théoriques. Les courants qui se sont dégagés sont analysés en fonction de leur rapport avec la pratique, la théorie du langage et la façon d'envisager le concept même de théorie.


    Mots-clés: 
  • Jean-Claude GÉMAR (Montréal, Canada)
    Aux sources de la "jurilinguistique" : texte juridique, langues et cultures
    ("Jurilinguistics" and its sources: the juridical text, languages and cultures)
    2011, Vol. XVI-1, pp. 9-16
  • Adelaida HERMOSO MELLADO & Jean-Claude ANSCOMBRE (Séville, Espagne / CNRS-LDI)
    Etude des adverbes Décidément / Decididamente... et quelques autres
    (The adverbs Décidément / Decididamente and some others)
    2011, Vol. XVI-2, pp. 9-23

    L'objectif principal de ce travail est de montrer, au travers du cas des adverbes français et espagnol décidément / decididamente et de quelques autres, a) que la ressemblance morphologique entre deux langues n'est pas un critère de traduction, comme exemplifié par : Décidément, quel désastre ! / ¡Desde luego! *¡Decididamente!, ¡Qué desastre! ; b) que l'utilisation de propriétés linguistiques simples permet l'obtention de meilleurs résultats. Outre décidément, qui sera au centre du débat, seront éventuellement considérés d'autres cas, ainsi définitivement, naturellement, incontestablement, indubitablement vs desde luego, decididamente, naturalmente et sin duda. Sous peine de tomber dans l'arbitraire, la traduction des connecteurs et autres marqueurs discursifs doit se donner (et suivre) des règles strictes, concernant certes la syntaxe et la sémantique, mais également certaines indications contextuelles et cotextuelles.


  • Lance HEWSON (Genève, Suisse)
    Brave New Globalized World? Translation Studies and English as a Lingua Franca
    2009, Vol. XIV-1, pp. 109-120

    La montée en puissance sur la scène internationale d’un anglais « globalisé » pose d’importants problèmes au traducteur et un défi de taille au traductologue. Nous nous intéressons, dans un premier temps, aux recherches sur cette lingua franca, en dehors du cadre de la traduction proprement dite. Dans un deuxième temps, après avoir introduit une distinction entre les niveaux de compétence des utilisateurs de cette « langue », nous examinons le rôle que ceux-ci peuvent jouer en tant que commanditaires, traducteurs (à partir de l’anglais ou vers l’anglais) et enfin lecteurs. Nous étudions ensuite la façon dont le rôle du traducteur « ordinaire » a pu être influencé par un contact répété avec des textes écrits en anglais « international ». Nous proposerons, dans un dernier temps, de réexaminer la nature même de l’opération traduisante et l’idée que l’on se fait de l’« équivalence » entre un texte source et sa traduction.


    Mots-clés: 
  • Richard INGHAM (Birmingham, Grande-Bretagne)
    Anglo-Norman and the ‘plural history’ of French: the connectives pourtant and à cause que
    2011, Vol. XVI-2, pp. 107-119

    Les textes administratifs et autres ressources documentaires incorporés dans trois corpus électroniques d'anglo-normand rendus disponibles récemment permettent une perspective nouvelle sur la variation en français d'avant l'ère moderne. Ils sont capables de nous renseigner sur des aspects importants, diatopiques ainsi que diaphasiques, de la variation en diachronie. Grâce à ces nouvelles ressources, on arrive à rendre compte de l'évolution des tendances sémantico-pragmatiques du lexique français de façon plus complète qu'en suivant les approches traditionnelles qui privilégiaient le développement du francien et du français standard. Il est démontré dans cette étude que les connecteurs pourtant et à cause que pouvaient s'employer en anglo-normand avec leurs valeurs modernes bien avant les dates proposées par les dictionnaires historiques de référence. Les citations nombreuses relevées dans les textes anglo-normands du XIVe siècle offrent ainsi la possibilité de découvrir les débuts des évolutions en sémantique lexicale du français post-médiéval.


  • Olga INKOVA (Genève, Suisse)
    Les connecteurs anaphoriques du russe : entre subordination et corrélation
    (Russian anaphoric connectors: between subordination and coordination)
    2011, Vol. XVI-2, pp. 25-40

    L'objectif de l'article est de donner un panorama des marqueurs de subordination en russe, issus majoritairement du schème corrélatif. Ils se caractérisent par un degré de figement différent, ce qui rend leur catégorisation particulièrement difficile et parfois contradictoire. L'auteur suggère des pistes qui permettraient d'élaborer une classification cohérente de ces marqueurs et se penche ensuite sur les problèmes de la traduction de ces marqueurs en français.


  • Margaret KING (ISSCO, Genève, Suisse)
    Traduction et technologie : état de la question
    (Translation and technology: state of the art)
    2003, Vol. VIII-2, pp. 75-89

    Le thème de cet article est le lien entre la pratique de la traduction et les technologies informatiques. Nous adoptons une approche historique : partant des applications courantes il y a dix ans, on discute de leur évolution depuis. D'autres applications relativement nouvelles il y a dix ans, comme les systèmes basés sur l'utilisation d'archives de traductions, les concordanciers ou les gestionnaires de terminologie sont passées en revue. La théorie sous-jacente aux systèmes basés sur un calcul de probabilités est brièvement exposée. L'importance de la gestion des informations est mise en relief ; on discute également des nouveaux développements dans ce domaine, en particulier l'exploration de textes ou de données afin d'exploiter les informations cachées. L'auteur tire la conclusion que les progrès de ces dix dernieres années, bien que très rapides, ne sont que le début de changements profonds qui auront une grande influence sur la vie professionnelle des traducteurs.


    Mots-clés: 
  • Hendrik J. KOCKAERT & Frieda STEURS (Lessius / KULeuven, Anvers, Belgique)
    Un outil de gestion terminologique pour la traduction juridique en Belgique : état de la question et perspectives
    (A tool for managing terminology in juridical translation activities in Belgium; How it works and what it can do)
    2011, Vol. XVI-1, pp. 93-104

    Le Département de linguistique appliquée de la Lessius et l'unité de recherche en linguistique variationnelle et quantitative de la K.U. Leuven ont été invités par le service public fédéral de la Justice à développer un système de gestion terminologique permettant aux traducteurs de disposer de phraséologies et de terminologies correctes, cohérentes et révisées par des experts en la matière. Il s'agit d'un système couvrant les trois langues nationales de la Belgique. A partir des quelques systèmes de gestion de terminologie actuellement utilisés dans les unités fédérales de traduction juridique est envisagé un outil construit sur un concept nouveau de terminologie phraséologique. Une méthode d'extraction de terminologies phraséologiques sert de base à une méthode expérimentale propre permettant de développer une terminologie adaptée au genre textuel spécifique des documents juridiques.


  • Hannelore LEE-JAHNKE (ISSCO, Genève, Suisse)
    The right translator in the right place : un défi pour la formation
    (The right translator in the right place: a challenge for trainers)
    2003, Vol. VIII-2, pp. 91-98

    La CIUTI, association qui regroupe des instituts universitaires qui forment des traducteurs et interprètes doit, tout en gardant les bases théoriques et académiques nécessaires à une formation de haut niveau, tenir compte des besoins changeants du marché du travail en matière de communication langagière. Ceci ne peut pas se faire sans consultations. C'était l'objectif d'un Forum qui a traité des questions suivantes : Que demande le marché aujourd'hui ? Quel sera le profil des traducteurs et interprètes dans un proche avenir ? Quelle qualification devraient idéalement avoir les formateurs ?


    Mots-clés: 
  • Kirsten MALMKJÆR (Middlesex, Grande-Bretagne)
    What is Translation Competence?
    2009, Vol. XIV-1, pp. 121-134

    Cet article se propose d'examiner la notion de compétence traductive en la confrontant d’une part à la notion de compétence linguistique et d’autre part à la notion de compétence en termes sociologiques. Je défends l’idée que cette notion est plus proche du concept de Compétence Linguistique qu’on ne le dit habituellement dans les travaux de traductologie. Cette notion permettrait en effet de rendre compte, dans une certaine mesure, de données relevées dans des études portant sur de jeunes interprètes et serait compatible avec certaines hypothèses élaborées dans le cadre de la neurolinguistique du bilinguisme.


    Mots-clés: 
  • Purificación MESEGUER (Université de Murcia (Espagne))
    Traduction et propagande sous le régime franquiste : Le Chaos et la Nuit, de Henry de Montherlant
    (Translation and propaganda under the Franco regime: Le Chaos et la Nuit by Henry de Montherlant)
    2016, Vol. XXI-1, pp. 111-123

    Le présent article a pour objet d’évaluer l’impact que la censure franquiste a eu sur la version espagnole de Le Chaos et la Nuit, de Henry de Montherlant (1963), qui a été publiée en 1964 avec des suppressions significatives, lesquelles ont non seulement transformé en profondeur ce roman, maisont également créé un discours favorable aux intérêts du régime franquiste. L’analyse réalisée met en évidence un nouveau type de censure, désigné comme ‘métacensure’, qui va au-delà des procédés traditionnels et ne se limite pas à supprimer le texte, mais plutôt à le mettre en forme et à l’utiliser à des fins propagandistes.


  • Raluca NITA (Nantes)
    De la traduction intralinguale à la traduction interlinguale : le cas des verbes introducteurs en roumain et en français
    (From intralingual to interlingual translation: introductory verbs in French and Rumanian)
    2009, Vol. XIV-1, pp. 53-66

    Les verbes introducteurs de discours rapporté sont traditionnellement étudiés dans une perspective qui fait dépendre le choix du sémantisme verbal des conditions externes de production sélectionnées par l’énonciateur rapportant. Dans la perspective contrastive adoptée ici, le lien entre énoncé rapportant et énoncé rapporté est envisagé comme une relation d’interdétermination, le verbe introducteur étant considéré comme un marqueur de « traduction » intratextuelle de l’énoncé rapporté. Le degré d’interdépendance sémantique entre verbe introducteur et énoncé rapporté varie en fonction de la typologie discursive et des stratégies propres à chaque langue, ce qui conduit à poser la question de la « fidélité » de la traduction de ces verbes.


    Mots-clés: 
  • Philippe NOBLE (Ambassade de France, La Haye, Pays-Bas)
    Le texte d'Etty Hillesum, de l'original à la traduction française : un cheminement singulier
    (Translating Etty Hillesum: a singular endeavour)
    2003, Vol. VIII-2, pp. 19-31

    Le journal et les lettres d'Etty Hillesum, jeune femme juive d'Amsterdam morte à Auschwitz en 1943, sont connus en France par le biais de la traduction d'une édition partielle, sorte d'anthologie éditée au début des années 80. Ce texte nous apparaît donc à travers un "double filtre" : celui d'une édition qui ne suit que partiellement le texte autographe, et celui d'une traduction qui tente de faire droit à la portée morale et religieuse du texte, au détriment parfois de la spontanéité et des tâtonnements de l'écriture du journal intime. Dans la perspective d'une nouvelle traduction française, à paraître en 2005, qui prendra en compte l'intégralité des écrits d'Etty Hillesum, le traducteur étudie à partir de quelques exemples la tension existant entre deux visées de la traduction : la présentation d'un texte littéraire et celle d'un document personnel et historique.


    Mots-clés: 
  • Elwys STEFANI (DE), Johanna MIECZNIKOWSKI & Lorenza MONDADA (Bâle, Suisse / Bâle, Suisse)
    Les activités de traduction dans des réunions de travail plurilingues Können sie vielleicht kurz übersetzen ?
    (Translation activities in multilingual working sessions)
    2000, Vol. V-1, pp. 25-42

    L'expansion des réseaux internationaux dans le monde professionnel en général et académique en particulier rend indispensable une collaboration plurilingue et pose le problème de savoir comment les participants gèrent pratiquement ce plurilinguisme. Un des moyens mis en oeuvre est la traduction orale informelle. Une analyse conversationnelle des séquences de traduction dans lesquelles des chercheurs s'engagent ponctuellement lors de réunions de travail montre que la traduction est utilisée par les participants comme une ressource interactive non seulement pour assurer l'intercompréhension, mais aussi pour mettre en relief des éléments et pour affirmer des positions argumentatives. Loin d'être une pure transposition d'une langue à l'autre, elle a des effets configurants sur les contenus élaborés. Elle permet en outre de décrire une forme d'exploitation située des ressources linguistiques dans une activité sociale particulière.


  • Maria SVENSSON (Uppsala, Suède)
    Marqueurs corrélatifs en français et en suédois : l’'exemple de non seulement... mais et inte bara... utan
    (Correlational markers in French and Swedish: the example of non seulement... mais and inte bara... utan)
    2011, Vol. XVI-2, pp. 41-56

    Nous rendrons compte d'une étude comparative des marqueurs corrélatifs non seulement... mais en français et inte bara... utan en suédois. A partir d'un corpus bilingue de textes originaux dans les deux langues ainsi que de traductions dans les deux sens, nous montrerons la contribution de ces marqueurs à l'organisation du discours dans des textes de littérature spécialisée dans les sciences humaines. Notre analyse visera les similarités et les différences formelles, contextuelles, sémantiques et argumentatives se manifestant entre non seulement... mais et inte bara... utan. L'approche contrastive permettra de constater des différences et des similarités entre les langues ainsi que des difficultés de traduction, mais elle contribue également à la description approfondie de la fonction de ces marqueurs corrélatifs dans chaque langue.


  • Simon TAYLOR (Paris-Diderot)
    The European Union and National Legal Languages: an Awkward Partnership?
    2011, Vol. XVI-1, pp. 105-118

    L'harmonisation du droit des États-Membres de l'Union européenne dans les différentes sphères du droit privé constitue un enjeu important du processus d'intégration. Le principal mécanisme qui permet cette harmonisation est la directive. L'harmonisation des droits nationaux présuppose l'application uniforme de la législation communautaire au niveau des systèmes juridiques nationaux. De nombreux défis liés à l'application harmonisée de la législation communautaire soulèvent des problèmes de langage juridique. Dans cet article nous examinerons plus particulièrement la directive européenne sur la responsabilité du fait des produits défectueux, qui illustre bien plusieurs problèmes linguistiques soulevés ainsi qu'un certain nombre de solutions envisageables dans la perspective d'une harmonisation efficace. Nous nous bornerons à un examen des versions de langues anglaise et française, sans oublier les difficultés de mise en œuvre/incorporation de cette directive dans les droits français et anglais.


  • Serge VERLINDE, Hans PAULUSSEN, An SLOOTMAEKERS & Lieve DE WACHTER (Louvain, Belgique)
    La conception de didacticiels intégrés d'aide à la lecture, à la traduction et à la rédaction
    (The conception of Integrated Tutorial Software as an Aid for Reading, Translation and Writing)
    2010, Vol. XV-2, pp. 53-65

    Le site de la Base lexicale du français (BLF) est un portail lexical qui donne accès à de nombreuses ressources lexicales pour le français à l'aide d'une interface structurée selon les besoins potentiels des utilisateurs. Cette démarche place l'utilisateur devant un tel choix de chemins pour accéder aux informations qu'il risque de s'y perdre. Pour cette raison, nous avons développé de nouvelles fonctionnalités qui offrent à l'utilisateur la possibilité de traiter immédiatement les textes qu'il a à lire ou à traduire. Après analyse, ces textes lui sont renvoyés accompagnés d'une couche d'information lexicographique pertinente à laquelle il peut accéder quand il le désire. Parallèlement à ces aides à la lecture et à la traduction, la BLF présente aussi une aide à la rédaction qui se différencie assez fondamentalement des correcteurs grammaticaux disponibles actuellement.


  • Anne-Marie WIDLUND-FANTINI (Parlement européen)
    L'interprétation de conférence
    (Conference interpreting)
    2003, Vol. VIII-2, pp. 65-73

    L'objectif du présent article est de décrire l'interprétation de conférence en tant que profession, sa genèse, son organisation en une Association internationale il y a cinquante ans, les conditions d'adhésion à celle-ci, le développement de ce métier depuis les débuts à la Société des Nations (interprétation consécutive), jusqu'à l'arrivée de l'interprétation simultanée aux Procès de Nuremberg à la fin des années quarante. La formation aux techniques de l'interprétation consécutive et simultanée est ensuite évoquée, ainsi que les conditions actuelles d'exercice de la profession. La dernière partie s'attache à présenter le multilinguisme au sein des institutions européennes et le rôle présent et futur de l'interprète de conférence dans un univers multilingue à la veille de l'élargissement de l'Union européenne à dix nouveau pays.