Index de mots clés

Lexique

  • Odile BAGOU & Ulrich H. FRAUENFELDER (Genève, Suisse)
    Alignement lexical et segmentation de la parole
    (Lexical alignment and segmentation in speech recognition)
    2002, Vol. VII-1, pp. 67-82

    Comment les auditeurs segmentent-ils la parole continue en mots ? On aborde cette question essentielle en présentant d'abord les positions courantes sur la segmentation lexicale. Après quelques rappels sur le problème plus général de la reconnaissance des mots parlés, on examine les différents types de signaux - phonétiques, phonologiques, prosodiques, lexicaux - qui, ainsi qu'il a été établi, jouent un rôle dans la segmentation de la parole. On analyse alors comment ces signaux servent à localiser des points d'alignement dans la continuité du signal sonore. Ces points servent à définir quelles sont les parties du signal d'un côté et les représentations dans le lexique mental de l'autre qui se trouvent ainsi associées. Plusieurs solutions à ce problème d'alignement sont discutées à la lumière d'expériences récentes.


  • Manuel BARBERA & Carla MARELLO (Turin, Italie)
    Les lexies complexes et leur annotation morphosyntaxique dans le Corpus Taurinense
    (Complex lexical units and their morphosyntactic treatment in the Corpus Taurinense)
    2000, Vol. V-2, pp. 57-70

    Le Corpus Taurinense (CT) est la version morphologiquement annotée d'ItalAnt Corpus, un corpus électronique de textes d'ancien italien (écrits entre 1251 et 1300). Nous essayons ici de décrire l'approche suivie dans le CT pour l'annotation des lexies complexes (MWUs 'multiword units'). La lexie complexe dans notre travail est un groupe de deux mots graphiques ou plus qui reçoit (aussi) une étiquette de partie du discours d'ensemble parce que ce groupe de mots est en relation paradigmatique avec une autre unité lexicale de la même partie du discours.Notre étiquetage de parties du discours confirme que la majorité des conjonctions composées de l'italien moderne n'était pas lexicalisée à cette époque. L'ordre des composants est déjà celui de l'italien moderne mais ces conjonctions peuvent encore être interrompues par des éléments occasionnels.


  • Veronika BENIGNO, Francis GROSSMANN & Olivier KRAIF (Pearson / Université Grenoble-Alpes)
    Les collocations fondamentales : une piste pour l’apprentissage lexical
    (Fundamental collocations: suggestions for learning lexis)
    2015, Vol.XX-1, pp. 81-96

    Les listes de fréquence (listes de base, élémentaires, etc.) ont connu un certain succès pédagogique, notamment en France à la suite des travaux pionniers de Gougenheim. Cependant, les recherches étaient restées centrées sur l'unité-mot, sans prendre en compte les associations lexicales les plus fréquentes de la langue, associations qui fonctionnent comme de véritables unités lexico-grammaticales. Notre contribution vise à préciser la relation entre fréquence et jugement pour l’identification du caractère ‟fondamental” des unités polylexicales et avance l’hypothèse que le figement de ces unités joue un rôle dans le choix opéré par les locuteurs natifs. Nous  proposons ensuite quelques pistes didactiques à partir d’une étude de corpus réalisée dans le domaine des ‟événements sociaux”.


  • Jean-François BONNOT (Strasbourg)
    Le développement linguistique du bilingue : aspects neurophysiologiques et acquisition du lexique
    (The linguistic development of bilinguals: neurophysiological aspects and the acquisition of the lexicon)
    1997, Vol. II-2, pp. 71-80

    Cet article retrace les grandes lignes du développement linguistique du sujet bilingue, en mettant particulièrement l'accent sur les aspects cognitifs. Dans une première partie, on examine les données neurophysiologiques du développement langagier. On envisage ensuite quelques implications pour la neurophysiologie du bilinguisme. Enfin, dans une troisième partie, on présente un point rapide du stockage et de la gestion de l'information lexicale chez l'enfant bilingue.


    Mots-clés: 
  • Geneviève CAELEN-HAUMONT (CNRS-Grenoble)
    Lexique, indices mélodiques et auto-interprétation
    (Lexicon, melodic indices and auto-interpretation)
    1996, Vol. I-1, pp. 25-40

    L'objectif de cet article est de tenter, grâce à une expérimentation, de dresser un bilan des relations entre la prosodie et les différents domaines de la linguistique (syntaxe, sémantique) et de la pragmatique. La prosodie exerçant la fonction de véhiculer l'interprétation du sens que le locuteur accorde à son discours, la méthode qui est proposée est de définir des modèles linguistiques qui se prêtent à une quantification de telle manière qu'ils puissent à la fois fournir une stratégie interprétative des contenus linguistiques et également prédire une structuration mélodique de la trame lexicale. En nous appuyant sur les résultats d'une expérimentation montrant les liens entre d'une part les contraintes propres au texte, à la situation du discours et ses phases, et d'autre part la distribution des modèles et des indices mélodiques, nous définissons la prosodie, et plus précisément la mélodie, comme un lieu subjectif d'instanciation d'une dimension linguistique ou pragmatique dans un espace de nature pragmatique.


  • Danielle CANDEL, Pierrette MARCHAUDON & Violette TOLÉDANO (CNRS)
    Aspects du Groupe Nominal dans l'activité définitoire des scientifiques
    (Aspects of the noun group in scientific definitions)
    2001, Vol. VI-2, pp. 17-28

    Deux sous-ensembles de termes ont été recueillis. Le premier est extrait d'un corpus de textes spécialisés, où les termes ont été définis par les auteurs eux-mêmes. Le second est puisé dans le cadre des travaux menés en terminologie institutionnelle (commissions spécialisées de terminologie et de néologie), où les termes ont été sélectionnés par les spécialistes des domaines. Ce sont donc deux sous-ensembles représentatifs des spécialités considérées. On a mis en valeur les caractéristiques morphologiques des termes de spécialité ; on a par ailleurs souligné la variabilité de leurs usages discursifs.


  • Michèle DEBRENNE (Université nationale de recherche de Novossibirsk (Russie))
    La psycholinguistique en Russie et les dictionnaires d’associations évoquées par les mots
    (Russian psycholinguistics and word association dictionaries)
    2017, Vol. XXII-1, pp. 75-88

    L’article présente les dictionnaires d’associations évoquées par les mots (dites également ‘lexicales’ ou ‘verbales’). Partis d’expériences de psychologie, ces dictionnaires ont surtout été développés en Russie à partir des années 80 où ils ont donné naissance à une discipline linguistique à part entière, la ‘linguistique associative’. Nous présentons ici les résultats obtenus pour le français grâce à la création de deux dictionnaires, et les exploitations possibles, notamment en sémantique.


  • Alain DEVEVEY (Lyon 2)
    Organisation catégorielle du lexique et maladie d'Alzheimer
    (Categorical organisation of the lexicon and Alzheimer's disease)
    2001, Vol. VI-1, pp. 89-98

    En insistant sur les travaux récents qui remettent en cause les concepts de prototype et de typicalité, ce travail présente les processus de catégorisation chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer à partir de deux thèmes principaux : celui du figement du prototype en stéréotype et celui de la distinction entre les représentations des objets du monde élaborées par un individu à un stade très précoce de son évolution d'une part, et les connaissances socialisées acquises ultérieurement. Nous analysons les processus de catégorisation chez plusieurs groupes de sujets (étudiants de langue anglaise et de langue française, sujets atteints de maladie d'Alzheimer, sujets témoins) appariés en âge, sexe et niveau d'études. La visée est d'étudier chez ces différents groupes deux effets sur la probabilité d'inclusion catégorielle : celui des contraintes et des catégories et celui de typicalité des exemplaires. Nous proposons ainsi de mettre en évidence des comportements spécifiques chez les sujets atteints de maladie d'Alzheimer.


  • Patrick DROUIN (Montréal, Canada)
    Identification automatique du lexique scientifique transdisciplinaire
    (Automated identification of a transdisciplinary scientific lexicon)
    2007, Vol. XII-2, pp. 45-64

    Dans cet article, nous proposons une première étape conduisant à la description de la langue scientifique, en particulier, nous cherchons à isoler le lexique scientifique transdisciplinaire (LST). Le LST transcende les domaines de spécialité, présente un noyau lexical commun significatif entre les disciplines et se situe au cœur de l’argumentation et de la structuration du discours et de la pensée scientifique. Pour isoler le lexique transdisciplinaire, nous exploitons des techniques de traitement automatique de la langue (TAL), et notamment des techniques statistiques, dont le calcul des spécificités proposé par Lafon (1980). Ceci pour vérifier dans quelle mesure il est possible d’enrichir rapidement et avec un minimum d’interventions les descriptions existantes. Pour terminer, nous procédons à une exploration des pistes énoncées par Phal (1971) à propos des collocations dans les écrits scientifiques. Nous étudions plus spécialement les collocations V-N autour de quelques noms transdisciplinaires.


  • Pablo GAMALLO (Lisbonne, Portugal)
    Bases lexicales et systèmes d'héritage conduits par la relation de méréonymie
    (Lexical bases and 'heritage' systems on the basis of meronymy relationships)
    2000, Vol. V-2, pp. 45-56

    La plupart des bases lexicales et ontologies computationnelles sont organisées au moyen d'un système d'héritage lexical basé sur la relation taxinomique EST_UN (IS_A). Cette relation est perçue comme le canal par où s'effectue le transfert de l'information lexicale. Nous postulons cependant que le transfert de l'information dans une ontologie de types lexicaux peut être aussi véhiculé au travers d'autres sortes de relations ontologiques, en particulier, nous analyserons le mécanisme d'héritage organisé autour de la relation méréonymique COMPOSÉ_DE. L'objectif principal de cette communication sera de caractériser le squelette informatif d'une ontologie lexicale à partir d'un système d'inférences méréonymiques, i.e., un système permettant à un tout d'hériter de l'information de ses parties. Puis, nous montrerons que ce type d'héritage permet de modéliser l'interprétation métonymique des noms polysémiques.


  • Jonas GRANFELDT (Lund University)
    Evaluation du niveau lexical et grammatical à l'écrit en français langue étrangère : l'apport des analyses automatiques
    (Evaluation of lexical and grammatical level in writing French as a FL: how can automated analyses be of help?)
    2006, Vol. XI-1, pp. 103-117

    La Guyane se distingue par une réelle diversité culturelle et linguistique, souvent considérée pourtant comme un obstacle dans les milieux éducatifs. A la lumière des expériences d'enseignement bilingue menées au Brésil voisin, un projet de même type a été mis au point en Guyane. Il vise à mettre aux côtés des professeurs des écoles des 'médiateurs bilingues', recrutés dans le cadre des 'emplois jeunes', et qui soient en mesure d'accueillir les enfants dans leurs langues maternelles et de les aider ainsi à passer peu à peu à l'apprentissage d'une langue seconde. Pour soutenir ces 'médiateurs bilingues' dans cette tâche nouvelle pour eux, le projet prévoit que leur soit donnée une véritable formation, à la fois linguistique et pédagogique.


  • Ulrich HEID (Stuttgart, Allemagne)
    La mise à jour semi-automatique de dictionnaires : une application de l'acquisition lexicale et de la métalexicographie
    (Semi-automatic updating of dictionaries)
    2002, Vol. VII-1, pp. 53-66

    Beaucoup de maisons d'édition ont besoin de matériaux linguistiques extraits de corpus qui permettent de mettre à jour des dictionnaires déjà sur le marché. La plupart des dictionnaires publiés existent sur support électronique. Ceci nous a permis de combiner des techniques computationnelles d'analyse de corpus avec des méthodes pour l'analyse de dictionnaires, pour ainsi produire des matériaux de support pour la mise à jour de dictionnaires. Un prototype d'un tel système existe pour l'allemand, et une version améliorée est en cours de développement, en coopération avec deux maisons d'édition. Il fournit au lexicographe les résultats d'une comparaison entre dictionnaires et corpus.L'article donne un résumé des aspects lexicographiques et computationnels centraux de ce système d'aide à la mise à jour de dictionnaires.


  • Elisabeth LINDEN (VAN DER) (Amsterdam, Pays-Bas)
    Lexique mental et apprentissage des mots
    (Mental lexicon and word learning)
    2006, Vol. XI-1, pp. 33-44

    Alors que pendant longtemps l'étude des connaissances lexicales a été le domaine des psychologues et des psycholinguistes, il s'est développé au cours des années 80 un intérêt grandissant pour l'étude des connaissances et de l'apprentissage du lexique. Dans cet article, j'examinerai tout d'abord, en raison de leur intérêt pour la linguistique appliquée, les résultats obtenus par plusieurs recherches menées en psycholinguistique sur le lexique mental. Puis, je décrirai les résultats d'une série de recherches entreprises sur l'efficacité, dans l'apprentissage des mots, de facteurs tels que le contexte, les sons et l'image. Enfin, je présenterai les résultats obtenus par une étude récente entreprise à l'Université d'Amsterdam à propos de l'importance de ces différents facteurs.


  • François MANIEZ (Lyon 2)
    Le repérage par traitement automatique du défigement lexical des proverbes dans la presse américaine
    (Automatic retrieval of intentionally modified proverbs in the American press)
    2000, Vol. V-2, pp. 19-32

    Le recours à l'allusion par défigement lexical est un aspect de la prose journalistique qui peut faire obstacle à la compréhension de l'apprenant en langue étrangère. L'automatisation du repérage de ces allusions serait utile dans le cadre d'un système d'aide à la compréhension en ligne. A partir d'une base de données regroupant 10 500 titres d'articles de la presse américaine, nous analysons les références au fonds culturel anglo-saxon par défigement lexical. Dans le cas des allusions aux proverbes, diverses méthodes d'automatisation du repérage de ces défigements sont testées par comparaison de ces titres avec les 800 proverbes les plus courants de la langue anglaise.


  • Michèle OLIVIÉRI, Sylvain CASAGRANDE, Guylaine BRUN-TRIGAUD & Pierre-Aurélien GEORGES (Université Nice Sophia Antipolis / CNRS / Université Côte d'Azur)
    Le Thesaurus Occitan dans tous ses états
    (All about the Thesaurus occitan)
    2017, Vol. XXII-1, pp. 89-102

    Le Thesaurus Occitan (THESOC) est une base de données multimédia qui vise à rassembler toutes les données dialectales recueillies sous forme orale en domaine occitan. Il est constitué de deux parties, l'une dédiée au lexique, l'autre composée de phrases et consacrée à la syntaxe. Divers outils et fonctionnalités sont associés aux données afin de permettre aux chercheurs de constituer des corpus de travail et d'émettre et de vérifier des hypothèses. Cet article a pour objectif de présenter les modalités de construction et de consultation duTHESOC, dans ses développements les plus récents.


  • Gérard PETIT (Paris 10)
    L’introuvable identité du terme technique
    (In search of the identity of technical terms)
    2001, Vol. VI-2, pp. 63-79

    Les notions de terme et d'unité lexicale (UL) sont marquées par le paradigme théorique (t : paradigme terminologique ; l : paradigme linguistique) qui les conceptualise et est lui-même informé par la discipline (Terminologie ou Linguistique) qui le convoque. Contrairement à un prérequis largement partagé dans les Sciences du langage selon lequel la Terminologie et la terminologie - comme ensemble de termes - constitueraient des espaces de stabilité et d'ordonnancement conceptuels aboutis parce que rationalisés, l'identité du terme technique reste extrêmement instable. Elle est principalement tributaire de la conception que chaque discipline se fait de l'UL. Que l'on se situe relativement à la théorie classique du terme (T,t), à sa tentative de révision (T,l) ou bien à son appropriation par la Linguistique (L,l), la notion de terme est une construction qui résulte d'emprunts théoriques plus ou moins contrôlés, de glissements voire d'amalgames.


  • Céline POUDAT & Sylvain LOISEAU (ENST / CNRS-LIMSI)
    Représentation et caractérisation lexicale des sciences dans Wikipédia
    (Lexical representation and categorization of science in Wikipedia)
    2007, Vol. XII-2, pp. 29-44

    Largement médiatisée, l’encyclopédie collaborative Wikipédia introduit de nouvelles pratiques d’écriture et de diffusion des connaissances scientifiques. Si son fonctionnement a été décrit du point de vue des connexions entre contributeurs et de sa dynamique temporelle, les propriétés de ses textes ont été beaucoup moins caractérisées. Dans cet article, nous proposons de décrire Wikipédia sur le plan linguistique de son contenu, en nous focalisant sur les sciences et leur représentation. L’étude est fondée sur un ensemble de corpus extraits à partir de l’arborescence des catégories de l’encyclopédie, et observés et contrastés sur les plans lexicaux général et épistémique.


  • Patrick SAINT-DIZIER (CNRS-Toulouse)
    Quelques défis et éléments de méthode pour la construction de ressources lexicales sémantiques
    (Challenges and methods in building lexical semantic tools)
    2002, Vol. VII-1, pp. 39-51

    Dans cet article, nous abordons le problème de la constitution d'un lexique de ressources sémantiques. Notre travail a été consacré aux formes prédicatives, verbes et prépositions. Nous abordons en premier lieu plusieurs aspects liés à la méthode et au positionnement théorique d'un tel travail. Ensuite, nous décrivons les ressources développées : alternances, grilles thématiques, structure lexicale conceptuelle. Nous concluons sur l'utilisation concrète de telles ressources.


  • Gema SANZ ESPINAR (Madrid, Espagne)
    Lexique des procès. Rôle textuel et rôle dans l’acquisition des langues
    (The role of verbal lexicon at text level in SL- and FL-acquisition)
    2002, Vol. VII-2, pp. 71-87

    Le lexique des procès a des fonctions clés au niveau textuel. La compétence en langue étrangère, notamment la compétence narrative, que l'on traitera ici, peut se voir influencée par le manque de connaissance du lexique des procès ou par l'acquisition partielle ou idiosyncrasique de celui-ci.Une approche textuelle et conceptuelle de quelques productions narratives en français et en espagnol langues étrangères et langues maternelles (FLM, ELM, FLE et ELE) nous permettra d'opposer les deux cas dans les deux langues, afin de mettre en relief la construction des récits oraux au niveau de l'information propositionnelle explicitée (principalement, référence au domaine des procès, de la spatialité et de la temporalité), ainsi qu'au niveau suprapropositionnel (cohésion et cohérence). Enfin, nous étudierons l'influence de l'input oral réel dans les productions orales des apprenants.


  • Caroline SCHAETZEN (DE) (Bruxelles, Belgique)
    Le vocabulaire des produits génériques dans la grande distribution
    (The vocabulary of generic products in commercial distribution networks)
    2001, Vol. VI-2, pp. 103-113

    La terminologie figurant sur les étiquettes des produits de consommation courante des grandes surfaces est importante : elle fait vendre les produits et incarne l'image de la firme qui les fabrique, dans nos chaînes de distribution en auto-service ; elle est en outre relayée par tous les consommateurs. De plus, elle est le fait de professionnels de la consommation, les agences de publicité et de marketing. L'analyse de ces vocables se justifie donc depuis longtemps.


  • Dirk SIEPMANN (Osnabrück, Allemagne)
    Les marqueurs de discours polylexicaux en français scientifique
    (Markers of polylexical discourse in scientific French)
    2007, Vol. XII-2, pp. 123-136

    A la différence des collocations binaires, les marqueurs du discours polylexicaux ont, jusqu’à une date récente, été traité comme les parent pauvres de la recherche lexicologique et lexicographique. Le présent article vise à combler cette lacune pour le français. Dans un premier temps, on fournira une définition opérationnelle des unités lexicales en question. Dans un deuxième temps, on procèdera à leur catégorisation selon des critères fonctionnels. Dans un troisième temps, on donnera un coup de projecteur sur les marqueurs de suggestion. L’abondance de ces marqueurs discrédite l’hypothèse selon laquelle la langue des sciences serait libre de toute subjectivité.


  • José SOLER (UE)
    Projets lexiques de la Commission européenne
    (Lexical projects of the European Commission)
    1997, Vol. II-1, pp. 79-81
  • Elsa SPINELLI, Anne CUTLER & James M. MCQUEEN (Nimègue, Pays-Bas)
    Resolution of liaison for lexical access in French
    2002, Vol. VII-1, pp. 83-96

    La reconnaissance de la parole implique l'activation automatique des 'candidats lexicaux' compatibles avec l'entrée perceptuelle. Dans le flux sonore les mots s'enchaînent sans interruption, et les limites de syllabes peuvent se confondre avec celles de mots. Ainsi, dans 'petit agneau' la liaison crée une syllabe qui commence par une consonne alors que le mot 'agneau' commence par une voyelle. Dans deux expériences où les temps de réaction étaient mesurés, on s'est demandé comment des locuteurs français reconnaissaient des mots dans des contextes de liaison. Les résultats permettent de penser que la résolution de la liaison dépend d'une part de signaux acoustiques permettant de distinguer entre les consonnes de liaison et celles de non-liaison, mais d'autre part de la disponibilité du support lexical pour une interprétation de liaison.


    Mots-clés: 
  • Christiane STUTTERHEIM (VON), Roland NÜSE & Jorge MURCIA SERRA (Heidelberg, Allemagne)
    Différences translinguistiques dans la conceptualisation des événements
    (Translinguistic differences in the conceptualization of events)
    2002, Vol. VII-2, pp. 89-105

    Le lexique des procès a des fonctions clés au niveau textuel. La compétence en langue étrangère, notamment la compétence narrative, que l'on traitera ici, peut se voir influencée par le manque du lexique des procès ou par l'acquisition partielle ou idiosyncrasique de celui-ci. Une approche textuelle et conceptuelle de quelques productions narratives en français et en espagnol langues étrangères et langues maternelles (FLM, ELM, FLE et ELE) nous permettra d'opposer les deux cas dans les deux langues, afin de mettre en relief la construction des récits oraux au niveau de l'information propositionnelle explicitée (principalement, référence au domaine des procès, de la spatialité et de la temporalité), ainsi qu'au niveau suprapropositionnel (cohésion et cohérence). Enfin, nous étudierons l'influence de l'input oral réel dans les productions orales des apprenants.


  • Olga THEOPHANOUS (Montréal, Canada)
    Déviations lexicales de forme et de sens chez les apprenants de français langue étrangère
    (Lexical deviations of form and meaning in learners of French as a SL)
    2001, Vol. VI-1, pp. 107-120

    A l'issue d'une étude empirique, cet article traite d'un type particulier d'erreurs dans l'acquisition du vocabulaire en français langue étrangère : la confusion lexicale intralinguale. 480 sujets anglophones et hellénophones de niveaux débutant, intermédiaire et avancé ont participé à une tâche de traduction de mots français, vers leur L1, l'anglais ou le grec. Une grande proportion des erreurs obtenues a révélé des confusions occasionnées par la similarité de forme et/ou de sens des mots cibles avec d'autres mots français connus par les apprenants. L'examen du rapport formel et/ou sémantique entre le mot erroné et le mot cible a permis une description plus nuancée de la confusion lexicale intralinguale mettant ainsi en évidence des sous-catégories précises de ce que nous appellerons "les confusibles lexicaux".


  • Philippe THOIRON & Henri BÉJOINT (Lyon 2)
    Dénominations, définitions et génériques
    (Denomination, definition and generics)
    1998, Vol. III-2, pp. 57-70

    Dans le cadre de nos travaux sur la dénomination, fondés sur une approche comparative multilingue de termes pluri-élémentaires désignant des artefacts, nous avons constaté que les rapports entre dénomination et définition ne sont pas à sens unique. Il existe un phénomène de "gauchissement" des définitions, apparent notamment dans le choix du générique, où il est difficile de ne pas voir l'influence de l'un des éléments de nomination. La complémentarité entre dénomination et définition milite en faveur d'une approche lexico/terminographique nouvelle dans laquelle la définition tiendrait davantage compte de l'information portée, directement ou indirectement, par la dénomination. Ce genre de définition serait spécialement utile dans les outils destinés à l'ingénierie linguistique.


    Mots-clés: 
  • Agnès TUTIN (Grenoble 3)
    Autour du lexique et de la phraséologie des écrits scientifiques
    (Lexicon and phraseology of scientific texts)
    2007, Vol. XII-2, pp. 5-14
  • Ake VIBERG (Uppsala, Suède)
    Basic verbs in second language acquisition
    2002, Vol. VII-2, pp. 51-69

    Les verbes jouent un rôle central dans le traitement du langage, mais en même temps, le traitement des verbes tend à exiger une charge cognitive supérieure à celui des noms. Une caractéristique importante du lexique verbal est que dans toutes les langues, un petit nombre de verbes, dits 'verbes de base', occupent une place dominante par leur fréquence. Parmi les verbes de base dans une langue donnée, on trouve un groupe de verbes 'nucléaires', qui tendent à avoir le même sens fondamental dans toutes les langues (il s'agit d'une tendance universelle). Cet article synthétise des recherches fondées sur un corpus de productions d'apprenants informatisé, comprenant des données de différents projets portant sur le suédois langue étrangère d'enfants et d'adultes. Les données sont des enregistrements de production orale individuelle avec chaque apprenant à des moments successifs. L'un des résultats principaux est que les apprenants de langue étrangère tendent à privilégier les verbes nucléaires, qui sont à la fois surutilisés (en termes de fréquence d'occurrence) et surgénéralisés (du point de vue de leur extension sémantique). Les sens spécifiques à une langue particulière sont généralement peu représentés aux étapes précoces de l'acquisition