Index de mots clés

Lexicographie computationnelle

  • Michel MOREL & Jacques FRANÇOIS (CNRS-CRISCO, Université de Caen / CNRS-LaTTICe, ENS Paris III)
    Le Dictionnaire Electronique des Synonymes du CRISCO : un outil de plus en plus interactif
    (The CRISCO Electronic Dictionary of Synonyms: an increasingly interactive tool)
    2015, Vol.XX-1, pp. 9-28

    Le Dictionnaire Electronique des Synonymes du CRISCO a été conçu il y a vingt ans comme un outil destiné à la recherche sur la polysémie lexicale : l’inventaire des synonymes d’une vedette était vu comme le moyen de repérer des agrégats de ceux-ci, les cliques de synonymes, elles-mêmes permettant de représenter l’espace sémantique multidimensionnel de la vedette. Le DES a été effectivement exploité par un petit nombre de chercheurs dans cette optique. Cependant le dictionnaire a peu à peu rencontré la faveur d’un nombre croissant d’internautes friands des subtilités du lexique français. C’est pourquoi ses concepteurs ont encouragé ceux-ci à proposer des extensions et des corrections au point qu’une véritable communauté d’utilisateurs du DES s’est constituée depuis une dizaine d’années.


  • Marc VAN CAMPENHOUDT (Université libre de Bruxelles)
    Modélisation et échange normalisé des données lexicales en langue spécialisée
    (Modelization and standardized exchange of lexical data in language for special purposes)
    2017, Vol. XXII-1, pp. 41-60

    Pour permettre une exploitation maximale de leur contenu, les véritables dictionnaires électroniques doivent utiliser de manière sous-jacente une structure et une catégorisation de leurs données. Les dictionnaires de la langue spécialisée, a fortiori s’ils sont multilingues, ont tout à gagner d’une conception qui structure des données finement identifiées selon un modèle monosémique, ‘en étoile’. Une représentation conforme à la norme ISO 16 642 (2003) Terminological Markup Framework est tout à fait opportune pour mettre en œuvre un tel modèle. Toutefois, l’usage d’un langage de balisage XML conforme à cette norme de l’Organisation internationale de normalisation ne suffit en aucun cas à garantir la qualité et l’interopérabilité des données.