Index de mots clés

Evaluation

  • Galina BOUBNOVA (Moscou, Russie)
    L'Olympiade fédérale de français en Russie : un terrain d'expérimentation et de réflexion pédagogique
    (The Federal Olympiad for French in Russia: a field for pedagogical reflection and experiment)
    2010, Vol. XV-1, pp. 75-88

    Si l'on observe la façon dont est faite en Russie l'évaluation FLE (Français Langue Etrangère), un constat s'impose : d'une part, les diplômes DELF-DALF (Diplôme d'Etudes en Langue Française - Diplôme Approfondi de Langue Française) et TCF (Test de Connaissance du Français) ne sont pas officiellement reconnus en Russie, d'autre part, le Ministère de l'éducation et de la science de la Fédération de Russie propose deux types de certifications : l'Examen d'Etat Unique et l'Olympiade scolaire fédérale. Les concepteurs des épreuves de l'Olympiade fédérale se sont donné pour objectif d'en faire un pont entre les programmes et critères d'évaluation retenus en Russie et ceux pris en compte pour les épreuves des examens français et européens. Autrement dit, il s'agit de concevoir un dispositif d'évaluation qui corresponde aux critères retenus pour le DELF-DALF et qui intègre les recommandations du CECR (Cadre Européen Commun de Référence pour les langues). L'article présente l'Olympiade fédérale de français (concours annuel organisé par le Ministère de l'éducation et de la science de la Fédération de Russie) sous son aspect procédural mais surtout comme un terrain de réflexion pédagogique et d'expérimentation - l'objectif étant de créer en Russie un dispositif d'évaluation FLE qui s'inscrive dans une conception commune de l'évaluation déjà adoptée en Europe.


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  • Jean-Marie DE KETELE (Louvain-la-Neuve, Belgique)
    L’évaluation de la production écrite
    (The evaluation of writing)
    2013, Vol. XVIII-1, pp. 59-74

    Derrière l’expression « évaluer la production écrite » se cachent des concepts polysémiques que cette contribution veille à clarifier au départ. Sur cette base seront abordées successivement l’évaluation certificative, puis l’évaluation formative de la production écrite. La première est institutionnelle en un double sens : elle sert à orienter et à planifier les apprentissages de la production écrite ; elle fonde la décision finale en termes de réussite ou d’échec. La seconde, si souvent invoquée et si peu pratiquée réellement, sert à améliorer l’apprentissage en cours de la production écrite et s’appuie sur des raisonnements diagnostiques et, en cohérence avec ceux-ci, la mise en place de dispositifs d’action permettant de faire progresser les élèves. Ces aspects sont concrètement illustrés. 


  • Jean-Marie DE KETELE (Louvain-la-Neuve, Belgique)
    Ne pas se tromper d'évaluation
    (Choosing the right evaluation method)
    2010, Vol. XV-1, pp. 25-37

    Cet article part du constat curieux que, dans un monde où les métiers du complexe se professionnalisent, l'évaluation scolaire se résume encore trop souvent à l'attribution d'une note. Conduite professionnellement, l'évaluation suppose que l'évaluateur se pose avant tout les questions relatives aux types de fonctions à viser et aux types de démarches à mettre en œuvre. Plus spécifiquement, l'article aborde deux aspects importants de la professionnalisation : l'évaluation des compétences langagières et le renforcement des fonctions d'orientation et de régulation.


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  • Jean ECALLE (Lyon 2)
    L'évaluation de la lecture et des compétences associées
    (Assessment of reading and related skills)
    2010, Vol. XV-1, pp. 105-120

    Une évaluation complète de la lecture doit être accompagnée de celle des compétences cognitives (capacités mnésiques et de dénomination rapide) et langagières (phonologiques notamment) associées à la lecture et son apprentissage. Dans cette revue de questions, on présentera d'une part, les enjeux de l'évaluation en général et d'autre part, un certain nombre d'outils sous l'angle du dépistage et du diagnostic en insistant sur leur diversité. En termes de dépistage, sont présentés des outils de détection d'enfants susceptibles d'être en difficultés ultérieures à partir du développement du langage oral et de leurs compétences phonologiques. Pour la lecture, on distinguera les tests classiques papier-crayon et des tests plus récents utilisant la technologie informatisée. L'évaluation de la lecture de mots et celle de la compréhension en lecture est illustrée à travers différents tests utilisés actuellement par les professionnels. En conclusion, l'évaluation ne peut être dissociée d'interventions de prévention ou de remédiation.


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  • Sébastien GEORGES (Centre international d’études pédagogiques, Sèvres)
    Evaluer la production orale au travers d’une démarche scientifique
    (Evaluate oral production by means of a scientific proocedure)
    2013, Vol. XVIII-1, pp. 47-58

    Dans cet article nous proposons une approche qui permet d’accorder les qualités de conception, d’élaboration et d’administration d’une épreuve de mesure des compétences en expression orale à une situation de fort enjeu. En s’appuyant sur des exemples de certifications où la production orale n’est pas l’unique compétence évaluée, nous montrerons que les bénéfices de la mise en œuvre d’une démarche rigoureuse et d’une approche scientifique, qui confère à l’outil de mesure des compétences des qualités de validité, de fidélité, de sensibilité et d’équité, sont des garanties pour répondre de façon appropriée à la demande initiale du commanditaire et aux attentes des utilisateurs finaux. Nous examinerons également les avantages de cette démarche pour les candidats.


  • François-Marie GERARD (BIEF, Louvain-la-Neuve, Belgique)
    L’évaluation au service de la régulation des apprentissages : enjeux, nécessités et difficultés
    (Evaluation as a tool for regulating learning : challenges, necessities and difficulties)
    2013, Vol. XVIII-1, pp. 75-92

    L’évaluation scolaire est une démarche systématique pour faire émerger la « valeur » des apprentissages des élèves et leur donner sens. Un premier enjeu est de distinguer d’une part l’évaluation certificative qui vise à sanctionner la réussite des apprentissages et d’autre part l’évaluation formative qui cherche à améliorer les apprentissages. Cette « évaluation pour les apprentissages » peut prendre des formes diverses, à travers différentes postures des enseignants. Un deuxième enjeu est de cerner les objets de l’évaluation : d’une part les savoirs et savoir-faire, et d’autre part les compétences qui permettront de mobiliser ces savoirs et savoir-faire pour résoudre une situation complexe.


  • Antony John KUNNAN (Los Angeles, Etats-Unis)
    Statistical analyses for test fairness
    2010, Vol. XV-1, pp. 39-48

    L'équité dans le domaine des tests de langue a été discutée par les chercheurs depuis une bonne dizaine d'années, sans que les méthodes statistiques sous-jacentes à l'analyse de cette équité aient été clairement exposées. Dans cet article, je décris brièvement le cadre de mon test d'équité, les principes sur lesquels il est basé, et les qualités requises pour atteindre cette équité. Ensuite je décris les analyses statistiques qu'on peut utiliser pour analyser les tests en théorie et dans la pratique, telles l'analyse factorielle, l'équation structurelle, et le fonctionnement différentiel de l'item.


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  • Tim MCNAMARA (Melbourne, Australie)
    The use of language tests in the service of policy: issues of validity
    2010, Vol. XV-1, pp. 7-23

    On examine dans cet article le rôle des tests de langue en tant qu'instruments politiques dans la société contemporaine, et les questions de validité qui en découlent. Sont abordées en contraste les approches uniquement centrées sur l'impartialité des tests dans une optique de validité plus large qui soulève des questions d'équité dans l'utilisation des tests. Le propos est illustré en référence au Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues, et aux tests utilisés dans les procédures d'accréditation à un poste de travail, tels les tests de langue pour les pilotes et les contrôleurs aériens et pour les professionnels de santé.


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  • Jean-Philippe RIVIÈRE, Fanny DE LA HAYE, Jean-Emile GOMBERT & Thierry ROCHER (IUFM de Bretagne)
    Les jeunes Français face à la lecture : nouvelles pistes méthodologiques pour l'évaluation massive des performances cognitives
    (Reading skills of French youngsters: new ways of large-scale assessing of cognitive performance)
    2010, Vol. XV-1, pp. 121-144

    Le dispositif du Ministère de la Défense (JAPD, Journée d'Appel de Préparation à la Défense) permet d'évaluer chaque année les performances en lecture d'environ 700 000 jeunes. Les contraintes de passation et l'observation des résultats des années précédentes ont conduit à faire encore évoluer les épreuves. Il s'agit ici de proposer de nouvelles pistes méthodologiques pour l'évaluation massive de la lecture à travers la présentation des résultats collectés sur les années 2004-2008. Cette enquête est une nouvelle occasion de nuancer les oppositions binaires entre lettrés et illettrés pour montrer que des modalités de lecture diverses, plus ou moins efficaces, caractérisent le savoir-lire des jeunes Français. Pour certains jeunes, la fin de la scolarité approchant, le basculement prochain dans la vie active va engendrer un nouveau rapport à l'écrit. L'école comme lieu de sollicitation d'actes de lecture et d'écriture va disparaître au profit du monde du travail. Pour ces jeunes, le rapport à l'écrit sera définitivement distendu.


  • Elwys STEFANI (DE) & Anne-Sylvie HORLACHER (Bâle, Suisse / Université de Bâle & Université de Neuchâtel)
    Une étude interactionnelle de la grammaire : la dislocation à droite évaluative dans la parole-en-interaction
    (An interactional approach to grammar: evaluative right-dislocations in talk-in-interaction)
    2017, Vol. XXII-2, pp. 15-32

    Dans cet article, nous offrons une introduction à la linguistique interactionnelle, avant de revisiter – au moyen de ses outils – une structure largement décrite par les grammaires : la dislocation à droite (DD). À partir de conversations filmées (séances de coiffure et repas entre amis), nous examinons plusieurs cas de DD évaluatives en distinguant a) celles qui portent sur un objet de narration et que les locuteurs font intervenir comme dispositif de clôture, b) celles qui portent sur un objet matériel présent dans le contexte physique immédiat et à travers lesquelles les participants initient un nouveau cours d’action. Les analyses multimodales menées nous font conclure que le type d’activités dans lequel les participants sont engagés est primordial pour comprendre la mobilisation des ressources de la grammaire et leur rendement interactif.


  • Jacques TARDIF & Bruno DUBOIS (Faculté d’éducation, Université de Sherbrooke / Faculté de pharmacie, Université Laval)
    De la nature des compétences transversales jusqu’à leur évaluation : une course à obstacles, souvent infranchissables
    (On the nature of transversal competencies until their evaluation : a race with sometimes impossible obstacles)
    2013, Vol. XVIII-1, pp. 29-45

    Les compétences transversales délimitent et ciblent des savoir-agir que tout être humain devrait développer en milieu scolaire afin d’être en mesure de comprendre la complexité des situations de la vie courante et de mettre en œuvre des actions judicieuses. Toutefois, sans ancrage dans des réalités concrètes, le parcours de développement de ces compétences et son évaluation paraissent impalpables. Après avoir défini le concept de compétence et esquissé les grandes lignes de l’évaluation des compétences, l’article illustre, à l’aide d’un contre-exemple, la difficulté d’influer sur les apprentissages critiques inhérents à toute compétence dite transversale et, forcément, de les évaluer. La dernière partie propose, dans une logique de professionnalisation, de privilégier l’idée de posture professionnelle et des exemples sont décrits dans ce sens.


  • Sylviane VALDOIS (Grenoble 2)
    Evaluation des difficultés d'apprentissage de la lecture
    (Assessing difficulties in the acquisition of reading)
    2010, Vol. XV-1, pp. 89-103

    L'étude des opérations mentales impliquées dans la lecture et son apprentissage a permis de proposer de nouveaux outils d'évaluation des difficultés d'apprentissage de la lecture. La première étape de l'évaluation consiste à estimer l'efficacité des deux procédures de lecture, globale et analytique. Un développement dysharmonieux de ces procédures conduit à rechercher les mécanismes cognitifs sous-jacents potentiellement déficitaires. On évalue alors classiquement les capacités de traitement phonologique des enfants dont on connaît l'impact sur la lecture. Des études récentes montrent la nécessité d'estimer également l'intégrité d'un second facteur, l'empan visuo-attentionnel, dont le rôle dans la lecture normale, son apprentissage et les dyslexies développementales est à présent démontré.