Index de mots clés

Apprentissage des langues étrangères

  • Hanne-Leeth ANDERSEN (Århus, Danemark)
    L'application du Cadre européen commun de référence dans les nouveaux programmes de français au Danemark
    (The application of Common European Framework of Reference for Languages in the new programmes of French in Denmark)
    2006, Vol. XI-1, pp. 45-60

    On peut observer ces dernières années une évolution didactique dans l'enseignement des langues, et du français en particulier, au Danemark. Celle-ci résulte d'une adaptation du Cadre Commun Européen des Langues et d'un mouvement lent vers un enseignement plus communicatif, avec des objectifs plus clairs assurant une progression et une conscience de la progression dans l'acquisition plus prononcée. Cette évolution est fondée sur des recherches qui commencent à avoir une influence plus directe sur les programmes d'enseignement nationaux. Le présent article analyse les programmes et les initiatives concernant le primaire et le secondaire ainsi que la formation des enseignants, pour aborder finalement quelques-uns des problèmes qui restent encore (choix de la description grammaticale et de la langue cible, intégration de la culture dans l'enseignement de la langue).


  • Galina BOUBNOVA (Moscou, Russie)
    Correction phonétique : enseignement du français / du russe à des apprenants russophones / francophones
    (Phonetic correctness: the case of the teaching of French to Russophone learners and Russian to French learners)
    2006, Vol. XI-1, pp. 7-19

    Confronté aux nouvelles sonorités d'une langue étrangère, un apprenant adulte met en place une stratégie d'appropriation auditive qui opère par rapprochements et identifications surdéterminés par la catégorisation phonologique appartenant à sa langue maternelle. La correction phonétique telle qu'on la pratique le plus souvent dans une classe de langue étrangère en Russie privilégie le visuel et le tactilo-kinestésique grâce à de nombreux exercices de gymnastique articulatoire. Reliant la prononciation au contrôle neuromusculaire, cette pratique néglige la composante prosodique. La correction prosodique présentée dans cet article combine pour l'apprenant deux entrées au signal sonore : la perception visuelle et l'écoute. L'exploitation du canal visuel permet d'optimiser l'accès à la prosodie de la L2 aussi bien à l'étape de la perception qu'à celle de la production.


  • Angela CHAMBERS (Limerick, Irlande)
    L'apprentissage de l'écriture en langue seconde à l'aide d'un corpus spécialisé
    (Learning Second Language Written Expression with the Aid of a Specialised Corpus)
    2010, Vol. XV-2, pp. 9-20

    Les corpus, créés initialement comme ressources pour la recherche linguistique, attirent de plus en plus l'attention des chercheurs en linguistique appliquée qui examinent le potentiel de ces corpus pour les différentes composantes de l'apprentissage/enseignement des langues. Cette étude s'inscrit dans cette dernière logique et examine plus concrètement la plus-value de la consultation d'un corpus spécialisé d'articles scientifiques en français par des enseignants et des scripteurs (tous locuteurs non natifs de français) de niveau avancé lors de la réalisation de tâches d'écriture comme la rédaction de dissertations, de thèses ou d'articles scientifiques. Nous prendrons comme exemple un corpus d'un million de mots composé d'articles scientifiques en français (Chambers & Le Baron 2007). Après un examen des questions qui se sont posées autour de la création du corpus et après un résumé des recherches sur l'emploi des corpus comme aide à l'écriture, nous considérerons les possibilités d'exploitation pédagogique d'un tel corpus, prenant comme exemple l'emploi du pronom nous. Ceci nous permettra d'évaluer le potentiel de corpus spécialisés pour l'enseignement/apprentissage des langues en général et pour l'enseignement/apprentissage de l'écriture en particulier.


  • Andrew D. COHEN (Minneapolis, États-Unis)
    The Use of Translation Strategies in Coping with Language Learning Difficulties
    2001, Vol. VI-1, pp. 99-105

    S'appuyant sur les explications verbales d'apprenants, cet article décrit de quelle façon ces explications reflétant l'utilisation de stratégies de traduction mentales et écrites nous renseignent sur l'apprentissage et l'utilisation de la langue. L'article tente de caractériser cet usage de stratégies mentales de traduction, examine le choix entre traduction mentale et traduction écrite, et traite finalement des stratégies de traduction dans chacun de ces domaines.


  • Piet DESMET (Lille 3)
    L'enseignement/apprentissage des langues à l'ère du numérique : tendances récentes et défis
    (Teaching and learning languages in the digital era: recent tendencies and challenges)
    2006, Vol. XI-1, pp. 119-138

    La montée en puissance du numérique fait que les TIC font de plus en plus partie des outils de base de tout enseignant de langues et que la classe de langues devient, au moins en partie, numérique. Dans cette contribution, nous commentons sept tendances récentes qui se dessinent dans le domaine de l'enseignement des langues assisté par ordinateur (ELAO). Nous illustrons chacune des tendances à travers une sélection de projets récents réalisés au sein de notre groupe de recherche ALT, Research Center on CALL.


  • Sylvain DETEY & Isabelle RACINE (Tokyo, Japon / Genève, Suisse)
    Les apprenants de français face aux normes de prononciation : quelle(s) entrée(s) pour quelle(s) sortie(s) ?
    (Learners of French and pronunciation norms in the FL : what input do we need to reach what results)
    2012, Vol. XVII-1, pp. 81-96

    En didactique du français, les développements de la linguistique de corpus ont contribué au renouvellement de la réflexion sur les normes pédagogiques et sur la place de la variation dans l'enseignement. Nous nous concentrons ici sur la dimension phonético-phonologique, et, après un bref regard sur les modèles de prononciation, nous nous penchons sur l'impact des descriptions sociolinguistiques sur la valorisation des variétés en didactique du FLE. Nous reprenons ensuite la problématique des 'erreurs' et des 'accents' chez les non-natifs afin de souligner la nécessité d'études à grande échelle semblables à celles entreprises auprès de natifs. Nous introduisons ainsi le projet InterPhonologie du français contemporain, qui interroge la notion de norme non native, tant dans une perspective théorique qu'applicative.


  • Martine DREYFUS (Montpellier 3)
    Enseignement/apprentissage du français en Afrique : bilan et évolutions en 40 années de recherches
    (Teaching and learning of French in Africa: balance and development in 40 years of research)
    2006, Vol. XI-1, pp. 73-84

    Cet article essaie de montrer comment le développement des recherches sur la variation du français parlé en Afrique francophone au contact d'autres langues a accompagné l'évolution des représentations vis-à-vis du français et de son enseignement. Les études menées sur l'appropriation du français à travers l'analyse de modes informels et empiriques d'acquisition ont également influencé les perceptions et les représentations vis-à-vis de l'apprentissage du français. Actuellement, les recherches se déplacent vers l'analyse des interactions effectives dans le cadre de la classe. C'est à la fois la constitution d'un vaste corpus de données sur l'acquisition et l'apprentissage du français qui est retracée ici ainsi que les perspectives qu'offrent ces études pour un renouvellement de l'enseignement/apprentissage du français en Afrique.


  • Marie-Laure ELALOUF & Anne TRÉVISE (Cergy-Pontoise / Paris-Ouest Nanterre)
    Le traitement des connecteurs dans les Instructions officielles et les manuels (français L1 / anglais L2)
    (Connectors in French ministerial directives and textbooks (French L1/English L2))
    2011, Vol. XVI-2, pp. 121-140

    Dans les programmes du français, le terme de connecteur est devenu un terme englobant pour désigner des mots invariables réunis selon des critères sémantiques, voire tout syntagme commutant avec un adverbe à valeur circonstancielle. Etudiés sous forme de listes, les connecteurs n'assument pas leur fonction de guide pour l'interprétation en langue 1. La conscience des apprenants n'étant pas attirée sur le fonctionnement de ces unités hétérogènes en anglais, ces difficultés se retrouvent a fortiori en langue 2. Le filtre préalable de la langue maternelle, joint aux savoirs approximatifs sur le français, conduisent à des relations biunivoques nuisant aux savoir-faire argumentatifs en langue 2, les articulations plaquées apprises en listes prenant parfois le pas sur les contenus des productions. Une réflexion métalinguistique, s'appuyant sur la comparaison des systèmes linguistiques, appellerait la définition progressive de métatermes communs.


  • Danièle FLAMENT-BOISTRANCOURT (Paris X-Nanterre)
    Présentation : Enseignement/apprentissages des langues à l'aube du XXIe siècle : enjeux et tendances
    (Learning/acquiring foreign languages: new tendencies)
    2006, Vol. XI-1, pp. 5-6
  • Anne-Laure FOUCHER, Christine RODRIGUES & Laurence HAMON (Clermont-Ferrand)
    Clavardage, forum et macro-tâche pour l'apprentissage du FLE : quelle(s) articulation(s) possible(s) pour quels apports ?
    (Chats, face-to-face activities and macro-tasks in learning French as FL : the contribution of each of these means)
    2010, Vol. XV-2, pp. 155-172

    Ce texte est une contribution à la discussion des apports de la Communication Médiatisée par Ordinateur (CMO) à l'apprentissage de la langue étrangère. Nous appuyant sur la mise en place d'un dispositif mixte d'apprentissage du Français Langue Etrangère (FLE) en direction d'apprenants chypriotes de niveau A2, nous analysons plus particulièrement les potentialités de l'articulation pédagogique du présentiel, des clavardages et des forums pour la réalisation d'une macro-tâche écrite en langue étrangère. A partir des données issues des résultats de questionnaires administrés aux apprenants et aux tuteurs et de leurs interactions synchrones et asynchrones, nous détaillons comment l'accompagnement « mixte » est ressenti et mis en actes langagiers par les deux parties, tant sur le plan de la conduite de la macro-tâche que sur le plan des outils utilisés.


  • Jeannine GERBAULT (Bordeaux)
    TIC : panorama des espaces d'interaction et de rétroaction pour l'apprentissage de l'écriture en langue étrangère
    (ICT: A Panorama of Spaces of Interaction and Feedback for the Learning of Written Expression in a Foreign Language)
    2010, Vol. XV-2, pp. 37-52

    Aujourd'hui, la réflexion sur le potentiel des TIC pour l'enseignement/apprentissage des langues se déploie dans plusieurs directions. Aux apports de la multimodalité dans les scénarios d'apprentissage s'ajoutent désormais ceux des nouveaux dispositifs de communication et de collaboration. Pour comprendre comment les TIC favorisent l'apprentissage de l'écriture en langue étrangère (L2), ces apports sont examinés ici de manière systématique par rapport aux spécificités de la position du scripteur en L2 ainsi que de son activité et de sa production elles-mêmes. Après avoir précisé les notions d'écriture et d'apprentissage de l'écriture, ainsi que nos définitions de quelques termes, nous présentons les concepts et facteurs clés qui nous semblent devoir être pris en compte pour analyser les dispositifs informatisés d'aide à l'apprentissage de l'écriture en L2, puis nous présentons les dispositifs eux-mêmes et leurs fonctionnalités, de façon à déterminer comment celles-ci répondent aux critères présentés.


  • Anna GIACALONE RAMAT & Catherine CAMUGLI GALLARDO (Pavie, Italie / Paris-Ouest Nanterre)
    L’'emploi des connecteurs : però correspond-il toujours à mais ?
    (The use of connectors: is però always equivalent to mais?)
    2011, Vol. XVI-2, pp. 57-74

    Les grammaires de l'italien pour des publics francophones mentionnent peu però et ne sont qu'allusives quant à ses différences avec le connecteur adversatif ma. L'étude des traductions italien / français de però dans le roman Caos calmo de Veronesi (2005), étayée d'observations de celui-ci dans des emplois oraux (corpus LIP 1993) amène à moduler certaines assertions des grammaires (équivalence avec ma, liberté de position, force majeure) et à les élargir. L'étude contrastive menée de façon synchronique est éclairée par les étapes du lent processus de grammaticalisation des connecteurs à partir de relations temporelles et causales et explique la distribution actuelle dans les deux langues.


  • Lucie GOURNAY (Paris-Est Créteil)
    Connecteurs et altérités dans une perspective contrastive français-anglais
    (Connectors and the expression of contrast: a French-English comparative study)
    2011, Vol. XVI-2, pp. 75-89

    Dans cet article à visée d'applications en lexicologie ou enseignement de la traduction, l'hétérogénéité des connecteurs est abordée par le biais de la comparaison des langues. Deux études sont proposées : la non-équivalence de mais / but quand mais à l'initiale ne signale pas une altérité argumentative ; les faux amis actually / actuellement, qui ne correspondent quasiment jamais. Ces études sont complémentaires par leur façon d'aborder la non-littéralité en traduction. L'emploi de mais en tête d'exclamative ou question rhétorique ou avant une reprise elliptique en oui / non / si a été discuté en linguistique de l'énonciation. On propose ici, à partir d'arguments contrastifs, une analyse du mais connecteur, en tant que marqueur d'attitude énonciative. A propos de actually / actuellement, on dégage leurs propriétés partagées, afin de cerner ce qui demeure de leur héritage commun. On tente d'expliquer pourquoi actually est aujourd'hui un connecteur, contrairement à actuellement.


  • Jonas GRANFELDT (Lund University)
    Evaluation du niveau lexical et grammatical à l'écrit en français langue étrangère : l'apport des analyses automatiques
    (Evaluation of lexical and grammatical level in writing French as a FL: how can automated analyses be of help?)
    2006, Vol. XI-1, pp. 103-117

    La Guyane se distingue par une réelle diversité culturelle et linguistique, souvent considérée pourtant comme un obstacle dans les milieux éducatifs. A la lumière des expériences d'enseignement bilingue menées au Brésil voisin, un projet de même type a été mis au point en Guyane. Il vise à mettre aux côtés des professeurs des écoles des 'médiateurs bilingues', recrutés dans le cadre des 'emplois jeunes', et qui soient en mesure d'accueillir les enfants dans leurs langues maternelles et de les aider ainsi à passer peu à peu à l'apprentissage d'une langue seconde. Pour soutenir ces 'médiateurs bilingues' dans cette tâche nouvelle pour eux, le projet prévoit que leur soit donnée une véritable formation, à la fois linguistique et pédagogique.


  • Peter GRIGGS, Rita CAROL & Pierre BANGE (Lyon 2)
    La dimension cognitive dans l'apprentissage des langues étrangères
    (The cognitive dimension in learning foreign languages)
    2002, Vol. VII-2, pp. 17-29

    Cette étude a pour objectif principal de montrer l'importance de fonder les pratiques d'enseignement des langues étrangères sur une théorie cognitive de l'apprentissage. L'étude prend appui sur la théorie d'apprentissage de John Anderson et est illustrée par deux travaux longitudinaux. L'apprentissage est envisagé comme comportant principalement deux phases : la phase initiale consiste, à partir de savoirs déclaratifs d'origines diverses et à l'aide de procédures générales de résolution de problèmes, à construire une règle procédurale initiale qui donne une forme spécifique à une fonction ; la seconde phase entraîne l'automatisation de la règle procédurale et sa modification graduelle par des processus de généralisation et de discrimination. Une analyse des pratiques de classe nous amène par la suite à recentrer la problématique de l'apprentissage guidé sur l'adéquation entre les buts didactiques de l'enseignant, l'activité cognitive de l'apprenant et ses pratiques et ses besoins communicatifs dans la langue cible.


  • Adelaida HERMOSO MELLADO & Jean-Claude ANSCOMBRE (Séville, Espagne / CNRS-LDI)
    Etude des adverbes Décidément / Decididamente... et quelques autres
    (The adverbs Décidément / Decididamente and some others)
    2011, Vol. XVI-2, pp. 9-23

    L'objectif principal de ce travail est de montrer, au travers du cas des adverbes français et espagnol décidément / decididamente et de quelques autres, a) que la ressemblance morphologique entre deux langues n'est pas un critère de traduction, comme exemplifié par : Décidément, quel désastre ! / ¡Desde luego! *¡Decididamente!, ¡Qué desastre! ; b) que l'utilisation de propriétés linguistiques simples permet l'obtention de meilleurs résultats. Outre décidément, qui sera au centre du débat, seront éventuellement considérés d'autres cas, ainsi définitivement, naturellement, incontestablement, indubitablement vs desde luego, decididamente, naturalmente et sin duda. Sous peine de tomber dans l'arbitraire, la traduction des connecteurs et autres marqueurs discursifs doit se donner (et suivre) des règles strictes, concernant certes la syntaxe et la sémantique, mais également certaines indications contextuelles et cotextuelles.


  • Marjan KRAFFT-GROOT (Lille 3)
    Eurorégions et enseignement des langues : le cas du néerlandais dans le Nord/Pas-de-Calais
    (Euroregions and language teaching: the case of Dutch in Northern France)
    2006, Vol. XI-1, pp. 61-71

    L'évolution de la langue néerlandaise dans le Nord de la France au fil des siècles et son enseignement sont intimement liés. En raison d'une quasi-absence de politique linguistique du primaire à l'université, les effectifs des apprenants du néerlandais restent faibles. De plus, l'histoire commune des trois pays impliqués (la France, la Belgique et les Pays-Bas) n'est pas vécue de la même façon. Il est donc nécessaire que l'enseignant de néerlandais dans le Nord de la France situe la langue qu'il enseigne dans un cadre historique et culturel, sans pour autant émettre de jugements. De son côté, l'apprenant doit mener une réflexion de nature à le préparer à une réciprocité transfrontalière. Seules cette approche et une politique économique adéquate à l'égard de l'enseignement du néerlandais à tous les niveaux de la scolarité permettront à cette langue de prendre son envol.


  • Eva LARSSON RINGQVIST (Wäxjö, Suède)
    Les constructions interrogatives dans le français des apprenants suédois
    (Interrogative constructions with Swedish learners of French)
    1997, Vol. II-2, pp. 81-94

    L'article s'inscrit dans le cadre d'un projet de recherche sur la grammaire et la pragmatique des constructions interrogatives en français. L'optique est celle de l'apprentissage d'une langue seconde par des apprenants avancés. Le but est de montrer que l'emploi de certaines constructions interrogatives du français, gouverné chez le locuteur natif par des restrictions qui se situent à des niveaux différents, est contraint chez l'apprenant par une connaissance imparfaite de ces restrictions et le recours à des stratégies spécifiques de production.


  • Chantal LIBERT & Danièle FLAMENT-BOISTRANCOURT (Paris X-Nanterre)
    Formations en langues en entreprise à grande échelle : une réponse de type industriel
    (In-company language training on a large scale)
    2006, Vol. XI-1, pp. 85-102

    Notre propos est de montrer comment une grande entreprise française, spécialement confrontée à une évolution importante de son contexte international, répond en termes de politique linguistique et de politique de formation en langues. Nous donnerons un exemple d'ingénierie de dispositif mis en place pour l'apprentissage de l'anglais et dont nous présenterons ensuite le contrôle qualité. Nous montrerons comment la gestion de grands nombres (18 000 personnes à former) a impliqué la nécessité d'un traitement de type industriel, unique dans le domaine de l'ingénierie de la formation.


  • Elisabeth LINDEN (VAN DER) (Amsterdam, Pays-Bas)
    Lexique mental et apprentissage des mots
    (Mental lexicon and word learning)
    2006, Vol. XI-1, pp. 33-44

    Alors que pendant longtemps l'étude des connaissances lexicales a été le domaine des psychologues et des psycholinguistes, il s'est développé au cours des années 80 un intérêt grandissant pour l'étude des connaissances et de l'apprentissage du lexique. Dans cet article, j'examinerai tout d'abord, en raison de leur intérêt pour la linguistique appliquée, les résultats obtenus par plusieurs recherches menées en psycholinguistique sur le lexique mental. Puis, je décrirai les résultats d'une série de recherches entreprises sur l'efficacité, dans l'apprentissage des mots, de facteurs tels que le contexte, les sons et l'image. Enfin, je présenterai les résultats obtenus par une étude récente entreprise à l'Université d'Amsterdam à propos de l'importance de ces différents facteurs.


  • Johan F. MATTER (Amsterdam, Pays-Bas)
    La prononciation authentique en langue étrangère : un problème négligé
    (Authentic pronunciation in a Foreign Language: a neglected problem)
    2006, Vol. XI-1, pp. 21-32

    Dans cet article, nous examinons pourquoi une prononciation authentique en langue étrangère, contrairement aux autres aptitudes linguistiques, est si difficile, voire impossible, à atteindre. Plusieurs approches théoriques sont passées en revue : approches psycholinguistique, physiologique et psychologique. Celle à laquelle se rattache le nom de Guiora semble pour le moment la plus complète et la plus prometteuse. Le problème de la nécessité ou de la désirabilité d'une prononciation authentique du point de vue de l'enseignement n'est pas abordé. A la fin, la question est posée de savoir si dans le 'village global' où nous vivons le rôle d'une prononciation authentique ne changera pas nécessairement de nature.


  • Edith NICOLAS (CNRS)
    L'enseignement de langues en voie de disparition : le cas australien
    (Teaching disappearing languages: the case of Australia)
    2000, Vol. V-1, pp. 61-69

    Les démarches sont aujourd'hui nombreuses pour tenter de ralentir la disparition dramatique des langues traditionnelles aborigènes australiennes. L'une d'entre elles consiste à introduire l'enseignement de ces langues dans le cursus scolaire. Ce procédé de revivification soulève cependant une série de questions qui dépassent le simple cadre pédagogique. Conséquence de deux siècles de colonisation, la disparition du patrimoine linguistique et culturel rend sa sauvegarde actuelle délicate. Possède-t-on suffisamment d'informations pour sauver toutes les langues ? Existe-t-il un personnel formé pour le faire ? Après une présentation générale, nous proposons de rendre compte de notre projet d'un guide pour l'enseignement de la langue bardi (Australie Occidentale), qui nous mène à réfléchir sur la nature même de ce type d'intervention.


  • Ide O'SULLIVAN (Limerick, Irlande)
    Using corpora to enhance learners' academic writing skills in French
    2010, Vol. XV-2, pp. 21-35

    Citer le travail des autres et se référer de façon adéquate à d'autres textes est essentiel dans les écrits académiques. L'intégration au sein de la communauté scientifique nécessite la maîtrise de la technique de citation, même si les étudiants, surtout s'ils sont locuteurs non-natifs, rencontrent toujours des difficultés au long de leur formation universitaire. Les apprenants n'ont souvent pas connaissance des mécanismes dont ils devraient disposer pour combiner les verbes introduisant une citation et l'expression de leur jugement, et ne réussissent dès lors pas à se positionner par rapport aux travaux de l'auteur cité. Cet article examine le recours à des corpus de textes académiques en français comme moyen d'améliorer leur compétence d'expression écrite à des fins académiques, et surtout comme un moyen d'améliorer leur pratique de citation en français. Nous avançons que le fait de développer de telles compétences chez les auteurs en L2 leur permet d'exprimer leur point de vue avec plus de précision et d'avancer leurs arguments de façon plus convaincante. En conclusion, nous suggérons que la capacité de consultation des corpus joue un rôle de premier plan dans la maîtrise de la production écrite et que les corpus de textes académiques constituent une ressource précieuse pour accéder à une langue de spécialité et à l'organisation textuelle du discours académique de la communauté scientifique.


  • Paul SEEDHOUSE (Newcastle upon Tyne, Grande-Bretagne)
    Interaction in Second Language Classrooms
    2006, Vol. XI-2, pp. 111-122

    L'intérêt pour l'Analyse Conversationnelle (AC) et ses applications possibles dans les champs de l'apprentissage et de l'enseignement du langage a considérablement augmenté ces cinq dernières années. L'article esquisse une synthèse de l'état de la recherche et identifie les enjeux et les problèmes qui ont émergé durant cette période. Il se focalise surtout sur l'interaction en classe et sur l'enseignement des langues de spécialité. Il discute aussi la relation entre AC et linguistique appliquée et examine les questions complexes auxquelles l'AC peut contribuer par l'étude des pratiques d'apprentissage. Ces enjeux sont illustrés par un exemple d'analyse des processus d'apprentissage. L'article conclut en présentant quelques directions possibles de recherche à venir.


  • Olga THEOPHANOUS (Montréal, Canada)
    Déviations lexicales de forme et de sens chez les apprenants de français langue étrangère
    (Lexical deviations of form and meaning in learners of French as a SL)
    2001, Vol. VI-1, pp. 107-120

    A l'issue d'une étude empirique, cet article traite d'un type particulier d'erreurs dans l'acquisition du vocabulaire en français langue étrangère : la confusion lexicale intralinguale. 480 sujets anglophones et hellénophones de niveaux débutant, intermédiaire et avancé ont participé à une tâche de traduction de mots français, vers leur L1, l'anglais ou le grec. Une grande proportion des erreurs obtenues a révélé des confusions occasionnées par la similarité de forme et/ou de sens des mots cibles avec d'autres mots français connus par les apprenants. L'examen du rapport formel et/ou sémantique entre le mot erroné et le mot cible a permis une description plus nuancée de la confusion lexicale intralinguale mettant ainsi en évidence des sous-catégories précises de ce que nous appellerons "les confusibles lexicaux".


  • Malin ÅGREN (Lund University)
    Apprendre l’orthographe profonde du français langue étrangère
    (Learning the deep orthography of French as a second language)
    2016, Vol. XXI-2, pp. 95-108

    Le français se caractérise par un décalage important entre la phonologie et l’orthographe. L’apprentissage de l’orthographe profonde du français écrit constitue donc un défi pour tous les apprenants de français. Cette étude empirique est centrée sur la production écrite de la morphologie silencieuse du nombre en français langue étrangère (L2). Elle illustre le fait qu’un groupe d’adolescents apprenant le français L2 dans une salle de classe en Suède a plus de facilité à produire cette morphologie silencieuse que les enfants francophones et les enfants L2 en immersion. L’objectif de l’étude est de discuter l’influence du contexte d’apprentissage, de l’âge du début de l’acquisition et de la complexité de l’orthographe grammaticale sur l’apprentissage de l’orthographe profonde en français L2.